Après le coiffeur
Aujourd’hui, après m’être fait couper les cheveux (qui commencaient à partir dans tous les sens si je ne mettait pas de gel), j’ai décidé de ne pas prendre directement le métro pour rentrer.
Tout d’abord, il faut savoir que je vais chez des coiffeurs chinois. Il y’en a dans le quartier « chinois » du treizième arrondissement, mais moi je vais dans ceux qui se trouvent dans le quartier Belleville, très populaire et cosmopolite.
J’ai donc traversé Paris entre Belleville et la Bastille, en passant par la République, Beaubourg et le Marais.
En descendant la rue de Belleville j’ai été attiré par le son d’une fanfare, manque de pot, c’était un clavier électronique. Mais il y avait bien de la musique pour la 5ème fête de la rue Dénoyez.

Au cours de mon bref passage, je croise des blancs, des noirs, des asiatiques, des arabes qui parlent en eux : c’est là qu’on voit que les cultures cohabitent pacifiquement dans ce quartier.

Malheureusement, l’actualité est encore présente et une table a été réservée par la pétition du Réseau Education Sans Frontières (RESF).

Au passage, on peut voir un mur dont les tags égayent visuellement ce quartier.

Après avoir traversé le carrefour de Belleville, j’arrive dans la rue du Faubourg du Temple, toujours aussi métissé. Dans cette rue qui descend vers le canal Saint-Martin et la place de la République, on peut voir beaucoup de bazars en tous genre où l’on trouve de tout et de n’importe quoi.

Je me souviens que l’une de mes amies m’avait demandé où trouver des robes « à la chinoise » pas cher, ne sachant plus qui avait formulé cette requête. Je montre le prix de la robe et informe la personne que la boutique se trouve au début de la rue…

Sur le chemin, le Palais des Glaces nous montre comment caser un éléphant dans un rectangle.

Dans le genre n’importe quoi mais mignon, voici des figurines en sucre à placer sur vos gâteaux d’anniversaire !

Elle va changer de visage dans 4 jours, qui est-ce ? La République !

Je me dirige ensuite vers les Arts et Métiers du nom du musée des sciences et techniques du même nom. Le Conservatoire National abrite des machines de toute époque et nous replonge dans un univers digne de Jules Verne. Les quais de la ligne 11 de la station prolonge ce voyage, si toutefois vous y faites un tour.

Plus loin, la rue au Maire était un quartier chinois animé par les restaurants et les supermarchés chinois. Après les multiples interventions des forces de l’ordre, les commerçants ont fini par s’en aller, alors que les clandestins sont restés. La rue est aujourd’hui bien morne. Seuls deux restaurants étaient ouverts ce dimanche alors que les tripots clandestins ont pignon sur rue.

En route vers Beaubourg. Je croise le résultat de la collision de deux zones spatio-temporelles, ce qui donne un mélange d’affiches de campagnes.

A deux pas du centre Pompidou, le Défenseur du Temps combattait autrefois les éléments. Mais il est depuis tombé en panne et le café d’en face ne semble plus faire recette…

A-t-on besoin de dire ce dont il s’agit ?

On n’a toujours pas droit à un Apple Store français. Monsieurs Jobs que faites vous donc ? En attendant, on a des revendeurs agrées dont la dénomination est aussi exotique que « Apple Premium Reseller » (depuis qu’ils n’ont plus droit à « Apple Center ».

La Fontaine Stravinsky, elle, fonctionnait et aspergeait les touristes imprudents.

Allons dans le Marais à présent. Le nouveau BHV Homme vient d’ouvrir et sur sa façade, un point commun avec le musée du quai Branly (où j’ai été en stage) : un mur végétal.

J’arrive dans la rue des Archives, une expo a lieu dans le cloître des Billettes. Vite, j’y entre car c’est gratuit.

L’une des oeuvres attire mon attention, il s’agit d’une table d’écolier comme on n’en fait plus…

Je m’engouffre dans la rue des Blancs-Manteaux, l’occasion de vous faire découvrir le clos des Blancs-Manteaux. On y trouve un jardin fort agréable quand la maternelle d’à côté est fermée et une exposition permettant de découvrir des gestes écologiques au quotidien.


Plus loin dans la rue, on trouve l’espace des Blancs-Manteaux. Lieu de culture géré par la Mairie de Paris. Aujourd’hui, on pouvait y écouter de la musique classique.


Non loin de là, le musée Carnavalet permet de découvrir l’histoire de Paris.

Mais ses jardins sont aussi un lieu de détente calme quand les touristes n’y sont pas en troupeaux…

Je continue vers l’Est et arrive sur la place des Vosges. Le jardin Louis XIII a été fermé à cause du vent et des risques de chute de branches. Pourtant le soleil est radieux et il n’y a aucune branche au sol.

La place de la Bastille, enfin, je décide de prendre le métro pour le reste du parcours. La Colonne de Juillet porte encore quelques traces des manifestations anti-Sarkozy.

Mais c’est surtout le mobilier urbain qui reste le plus marqué, même si l’orthographe est approximative…

Dans deux jours, c’est au fond de cette cour que mes camarades de classe et moi allons nous retrouver.

De retour dans mon quartier, surprise, des travaux pour une station Vélib’ ont commencé.













Une belle balade dans Paris… Mais paye tes molets Richard :D
2 rue de la roquette… Y’a quoi ? ^o)
Commentaire by Cyril — 14 mai 2007 @ 21:14
Hum… Je dirais qu’il s’y trouve un critique acerbe de la politique française…
Commentaire by Richard Ying — 14 mai 2007 @ 21:37