Dans une interview au Figaro de ce matin, le candidat UMP de ma circonscription, Arno Klarsfeld, dit avoir un avis précis sur la « déchetterie » de Bercy, en fait un centre de tri.
Sa position, c’est le refus de la construction d’une telle installation. Mais il oublie que le projet avait été initié par Jean Tiberi, sous une majorité de droite…
Mais ce n’est pas tout, on trouve d’autres incohérences dans son dépliant de campagne…
La Foire du Trône se trouve sur la pelouse de Reuilly depuis 1965. Génératrice de nuisance, Klarsfeld souhaiterait la déplacer. Pourquoi accuser la gauche de la retenir dans le douzième arrondissement alors que les municipalités précédentes, toutes de droite, n’ont jamais décidé son déplacement ?
Ce n’est ainsi pas la première fois que des figures de la droite refusent ainsi la paternité de projets parisiens. Parlons de la construction du tramway T3, décidée aussi sous Tiberi, les élus de droite en ont boycotté l’inauguration sous prétexte « qu’il ne fallait pas le faire »…
Mais dans ses documents de campagne, il s’approprie aussi les projets initiés par la gauche.
Arno Klarsfeld cite par exemple la construction d’un bâtiment pour les urgences à l’hôpital Saint-Antoine, alors que Patrick Pelloux, médecin urgentiste de cet hôpital et soutien du MoDem, avait remercié les efforts des équipes de Bertrand Delanoë (PS) et Patrick Bloche (PS).
L’avocat UMP met aussi sur le compte de la droite la Cinémathèque Française. Bien qu’aménagée sous Jacques Chirac, son installation avait été décidée par Catherine Trautmann (PS), sous le gouvernement Jospin.
Arno Klarsfeld montre avec ces quelques exemples la méconnaissance des dossiers locaux, et les citer ne suffit pas à montrer qu’il les connait.