Onzième jour : barbotage payant et relève des taxis
Aujourd’hui, visite de l’île de Dongtou, au large de Wenzhou, où ma famille s’est cotisée pour acquérir un petit pied à terre (3 pièces sans ascenseurs à 70000¥, soit 7000€) pour des séjours en bord de mer.
Autrefois séparée du continent, l’île est depuis très récemment reliée par une digue traversant l’embouchure du fleuve Oujiang, avec toutes les conséquences sur l’écosystème que l’on peut imaginer…
Grâce à la nouvelle route, Dongtou est en passe de devenir un lieu de villégiature pour les habitants de l’ensemble de la région (d’où l’investissement de ma famille) et l’île est presque totalement en travaux.
Ce matin, après la visite du chantier de l’immeuble où se trouve l’appartement (rien de bien intéressant à signaler), nous nous sommes dirigés vers l’une des seules plages aménagées de l’île, située dans une petite crique.
Pour y accéder à cette plage publique, il fallut toutefois payer un droit d’entrée de 30¥, puis tout était bon pour nous faire payer des suppléments : taxi pour la descente du parking vers la plage (un kilomètres et demi avec une pente assez forte), cabine de plage, douche…
En arrivant enfin au niveau de l’eau, une évidence sauta à mes yeux. Alors que tous les hommes se baignaient dans l’eau, parfois avec une ridicule bouée en forme de canard autour de la hanche (certains ne découvrent la mer que pour la première fois), les femmes restaient quasiment toutes à l’ombre (celle formée par de la falaise ou sous un parapluie fluo) pour éviter de trop bronzer. Ce dernier constat illustre la volonté des Chinoises à conserver un teint aussi clair qu’elle le peuvent, totalement à contre-courant de la tendance occidentale…
Après quelques barbotages dans une eau rafraîchissante (plus de 36°C à l’ombre), nous nous sommes dirigés vers un restaurant où étaient déjà allés mes parents.
Depuis leur dernier passage, le restaurant a été refait à neuf pour accueillir la nouvelle clientèle de touristes. Il ne devait ouvrir que demain, mais nous avons servis de répétition générale pour les serveurs et hôtesses (25 personnes à servir quand même).
Pas de grande surprise dans le menu, c’est exactement ce qu’on trouve sur le continent, je ne m’attarde donc pas dessus… Le déjeuner lui s’est étendu jusque 15h30.
De retour sur le continent, j’ai accompagné ma mère dans un dispensaire où elle avait consulté pour sa sciatique pendant que j’étais au cinéma. Le dispensaire mélange médecine occidentale et chinoise. La prescription qu’elle a reçue est ainsi un mélange de médicaments classiques, d’herbologie et d’acuponcture…
Pour rentrer chez le frère de mon père, nous avions prévu d’emprunter un taxi, mais nous sommes tombés en plein sur l’heure de la relève.
A Wenzhou (je ne sais pas si c’est pareil ailleurs), presque tous les taxis ont deux conducteurs licenciés qui partagent le véhicule. La relève s’effectue entre 16h30 et 17h30, et comme les taxis le font tous en même temps, il se passe environ une heure durant laquelle il est quasiment impossible de tomber sur un conducteur qui accepte de prendre quelqu’un…
Comme nous ne connaissions pas du tout le réseau de bus de Wenzhou, ma mère et moi avons patiemment hélé tous les taxis qui passaient, jusqu’à tomber sur quelqu’un qui venait de commencer son service à… 17h20.










