Richard Ying – Blog

31 juillet 2007

Onzième jour : barbotage payant et relève des taxis

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 16:19. 4 commentaires.

Aujourd’hui, visite de l’île de Dongtou, au large de Wenzhou, où ma famille s’est cotisée pour acquérir un petit pied à terre (3 pièces sans ascenseurs à 70000¥, soit 7000€) pour des séjours en bord de mer.
Autrefois séparée du continent, l’île est depuis très récemment reliée par une digue traversant l’embouchure du fleuve Oujiang, avec toutes les conséquences sur l’écosystème que l’on peut imaginer…
Grâce à la nouvelle route, Dongtou est en passe de devenir un lieu de villégiature pour les habitants de l’ensemble de la région (d’où l’investissement de ma famille) et l’île est presque totalement en travaux.

Ce matin, après la visite du chantier de l’immeuble où se trouve l’appartement (rien de bien intéressant à signaler), nous nous sommes dirigés vers l’une des seules plages aménagées de l’île, située dans une petite crique.
Pour y accéder à cette plage publique, il fallut toutefois payer un droit d’entrée de 30¥, puis tout était bon pour nous faire payer des suppléments : taxi pour la descente du parking vers la plage (un kilomètres et demi avec une pente assez forte), cabine de plage, douche…
En arrivant enfin au niveau de l’eau, une évidence sauta à mes yeux. Alors que tous les hommes se baignaient dans l’eau, parfois avec une ridicule bouée en forme de canard autour de la hanche (certains ne découvrent la mer que pour la première fois), les femmes restaient quasiment toutes à l’ombre (celle formée par de la falaise ou sous un parapluie fluo) pour éviter de trop bronzer. Ce dernier constat illustre la volonté des Chinoises à conserver un teint aussi clair qu’elle le peuvent, totalement à contre-courant de la tendance occidentale…

Après quelques barbotages dans une eau rafraîchissante (plus de 36°C à l’ombre), nous nous sommes dirigés vers un restaurant où étaient déjà allés mes parents.
Depuis leur dernier passage, le restaurant a été refait à neuf pour accueillir la nouvelle clientèle de touristes. Il ne devait ouvrir que demain, mais nous avons servis de répétition générale pour les serveurs et hôtesses (25 personnes à servir quand même).
Pas de grande surprise dans le menu, c’est exactement ce qu’on trouve sur le continent, je ne m’attarde donc pas dessus… Le déjeuner lui s’est étendu jusque 15h30.

De retour sur le continent, j’ai accompagné ma mère dans un dispensaire où elle avait consulté pour sa sciatique pendant que j’étais au cinéma. Le dispensaire mélange médecine occidentale et chinoise. La prescription qu’elle a reçue est ainsi un mélange de médicaments classiques, d’herbologie et d’acuponcture…

Pour rentrer chez le frère de mon père, nous avions prévu d’emprunter un taxi, mais nous sommes tombés en plein sur l’heure de la relève.
A Wenzhou (je ne sais pas si c’est pareil ailleurs), presque tous les taxis ont deux conducteurs licenciés qui partagent le véhicule. La relève s’effectue entre 16h30 et 17h30, et comme les taxis le font tous en même temps, il se passe environ une heure durant laquelle il est quasiment impossible de tomber sur un conducteur qui accepte de prendre quelqu’un…
Comme nous ne connaissions pas du tout le réseau de bus de Wenzhou, ma mère et moi avons patiemment hélé tous les taxis qui passaient, jusqu’à tomber sur quelqu’un qui venait de commencer son service à… 17h20.

30 juillet 2007

Dixième jour : appareil photo humide et odeurs en tout genre

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 18:32. Aucun commentaire.

Aujourd’hui, visite des montagnes environnant Wenzhou dans une région dénommé Zeya. C’est assez reculé et l’on accède par des routes qui zigzaguent pendant un bon moment : on a passé plus d’une heure et demi à l’aller et au retour dans la voiture pilotée par le mini-van de mon oncle (celui des bagages).

On a traversé de nombreux coins assez pittoresques et surtout… odorants.
En effet, nous avons d’abord traversé un village où l’on faisait sécher du cuir sur la moitié de la largeur de la route (heureusement, il y avait deux voies).
Ensuite, nous avons croisé des bâtiments où l’on produit du papier hygiénique (rien à voir avec le papier Lotus, ça ressemble plus au carton du pq), là c’était du bois que l’on faisait fermenter (ça dégage les fibres de cellulose, ce qui facilite leur réaménagement sous forme de feuille).
Puis, nous sommes passés dans un coin où l’on fait des cultures en terrasse. L’engrais utilisé étant « naturel », toutes les selles et urines sont recueillies dans des bassins en briques en vue d’une utilisation ultérieure, et au soleil, ça n’a pas vraiment bonne odeur…

En chemin, un barrage hydraulique ne fonctionnait pas à cause d’un niveau d’eau trop faible.

En arrivant dans la région de Zeya, nous sommes tombés sur un site national protégé : les moulins à papier de Siliandui, qui datent de la dynastie Ming (du XIVème au XVIIème siècle). Avec la soie, le papier était l’une des spécialités de l’actuelle province du Zhejiang. Cette production est « perpétuée » aujourd’hui par les fabricants de papier toilette cités précédemment, mais dont la qualité est loin de rivaliser avec leurs prédécesseurs.

Nous sommes ensuite descendus dans les flots d’un torrent pour nous rafraîchir (il faisait déjà 33°C quand nous sommes sortis à 9h). Les eaux ne sont pas aussi propres qu’elles en avaient l’air, plus haut, des habitants ou des touristes y ont jeté des sacs plastiques et l’on peut redouter que le torrent ne subisse à la longue le même sort que les canaux du village de mon père…
En marchant sur des rochers humides, j’ai malheureusement glissé et mon appareil photo a pris l’eau…

Comme il était l’heure de déjeuner, nous sommes allés chez des habitants qui proposaient le couvert. Cuisine maison et produits issus du potager de ces personnes sympathiques, mes parents ont apprécié le goût des plats qui leur ont été proposés.
J’ai profité de cette pause pour démonter l’appareil photo et retirer l’eau de l’objectif. Il peut encore prendre des clichés, mais je n’arrive plus à remettre en place la prise du clavier (11 broches sur une bande de 4mm). Du coup, j’ai perdu l’accès aux fonctions avancées et ne vois plus le témoin de charge de la batterie… J’essayerai plus tard de rebrancher le tout correctement.

Après ce déjeuner, nous sommes restés chez ces gens pour éviter que les pneus de la voiture n’éclatent en ces heures les plus chaudes.
Juste avant notre départ, les pneux ont été arrosés afin de les refroidir. Nous sommes repartis vers 17h pour pouvoir dîner chez mes grands-parents à Chashan en profitant à nouveau des odeurs…

29 juillet 2007

Neuvième jour : la culture moins chère qu’en France

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 15:52. 2 commentaires.

Ce matin, j’ai rejoint mes cousins (les enfants de la tante aux valises) pour aller dans la plus grande librairie de Wenzhou, tandis que mes parents allaient voir les boutiques de fringues. Je souhaitais acheter quelques méthodes d’apprentissage du chinois, mon mandarin étant encore loin de la perfection…
Quelques remarques sur cette librairie :
• Les paquets, sacs doivent être déposés dans des casiers situés à l’entrée du magasin. Quand ils sont tous pleins, on n’a pas le choix, les vigiles sont très stricts, il faut attendre que l’un d’eux se libère.
• Les noms des rayons sont écrits en chinois et en anglais alors que les livres sont quasiment tous en chinois (l’exception est le rayon des langues étrangères). On ne trouve d’ailleurs aucun guide touristique dans une autre langue que le chinois…
• Les suppléments DVD, CD-Rom, cassettes… ne sont pas directement dans les emballages des livres. Ils sont à retirer au guichet des commandes après le passage à la caisse.
• D’après un large banderole qui se trouve encore dans le hall d’entrée, un après-midi Harry Potter a été organisé le 21 juillet dernier : le lancement mondial du tome 7 imposait un commencement des ventes à 14 heures…
• Les prix des livres sont très raisonnables, un dictionnaire anglais-chinois coûte 51,90¥ (5,19€) alors que le même à Paris coûte près de 35€ (ou 30$, évidemment la couverture n’est pas la même mais le contenu est identique), Harry Potter 1 coûte 19,50¥ soit 1,95€… On est loin des prix pratiqués par l’édition en France, mais il est vrai que le niveau de vie n’est pas le même.

Nous sommes ensuite allés déjeuner dans un restaurant japonais. Ici, il n’était pas question d’imiter simplement les sushis comme cela se fait chez les faux-Japonais-vrais-Chinois de France, puisque le chef est japonais et que tous les serveurs parlent japonais… J’ai eu beaucoup de mal avec le menu puisque le mandarin et — encore plus — le japonais sont pour moi impénétrables quand il s’agit d’un vocabulaire aussi spécifique que les plats japonais…

L’après-midi, nous avons été au cinéma. Le coût du billet est bien moins cher qu’en France : 20¥ (2€) pour le tarif étudiant (vu sur le ticket, les autres tarifs n’étaient pas affichés), quand on voit les 6€ minimum qu’on nous ponctionne à Paris…
Notre film était le tout nouveau Transformers, malheureusement pour moi en mandarin non sous-titré… J’ai rien compris aux dialogues, mais j’ai saisi l’histoire grâce aux images (c’était pas compliqué : beaucoup d’action, pas beaucoup de réflexion…) et j’ai reconnu quelques expressions et insultes chinoises.

Nous nous sommes séparés à la sortie du cinéma, j’ai rejoint mes parents pour le dîner, dérogeant à la sieste.
Celui-ci s’est déroulé dans le restaurant d’un hôtel situé près de la gare, encore autour d’une table à plateau tournant. Les plats étaient plus appétissants que dans le resto d’hier mais ils avaient bien peu de goût et se mariaient mal avec les sauces proposées…

28 juillet 2007

Huitième jour : pollution des cours d’eau

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 17:33. Aucun commentaire.

Ce matin, nous avons visité le village d’enfance de mon père pour voir l’état de la maison familiale où plus personne n’habite depuis quelques années.
C’est presque l’ensemble de ce village qui est à l’abandon, les maisons — qui n’étaient déjà pas dans un bien bel état avec leur architecture spartiate — se fissurent toutes et les grilles de protection sont dans un état de rouille avancée.
Les familles qui sont restées ont aménagé dans leur maison des mini-usines avec des activités variées mais polluantes. La conséquence immédiate est la pollution des canaux qui traversent le village et qui servaient autrefois à l’irrigation des rizières. Plus aucun poisson ne semble y nager, ils ont tous été remplacés par des ordures : chaussures usagées, sac plastiques, canettes vides et autres immondices…
Autre résultante, l’absence de moustiques, dont je ne devrais théoriquement pas me plaindre. La pollution a dû faire son effet puisque lors de mes derniers passages, j’étais systématiquement bouffé par les moustiques qui se développaient dans les eaux d’irrigation.
Les quelques mini-usines et le marché sont les seuls lieux dont l’activité est restée visible, le reste du village est mort, les étroites rues sont désormais hantées par les camions qui viennent charger ou décharger les marchandises, bouchant ainsi la circulation qui s’effectuait autrefois à vélo, en cyclopousse ou en scooter.

Ce midi, nous avons décidé de quitter l’hôtel de Chashan où nous avions posé nos affaires pour nous installer chez le frère de mon père. Mon oncle dispose en effet d’une chambre libre avec 2 lits doubles. La position de son appartement devrait faciliter l’accès au centre-ville, mais pas celui vers la famille de ma mère…

Après la sieste, qui devient une (mauvaise ?) habitude, nous avons pris la route vers un restaurant réputé, spécialisé dans les fruits de mer, auquel nous étions invités. En chemin, nous nous sommes aperçus que l’un des pneus de la voiture de mon oncle avait été piqué par un clou lors de notre passage dans le village de mon père. Le remplacement a pris une heure dans un garage…

A l’arrivée au restaurant, j’ai été quelque peu dégouté par l’aspect des aquariums à poissons : pas très propres et surtout la majorité des poissons étaient ventre vers le haut… Je les suspecte d’avoir subis le même traitement que dans les (ex-)eaux d’irrigation.
Ce dîner s’est déroulé en compagnie des deux tantes (du côté de ma mère) actuellement en Chine, de leurs maris, de leurs enfants, de mes parents, du frère de mon père, et de deux amis de mes parents. Nous nous sommes donc installés autour de la traditionnelle table à plateau tournant sur lequel on nous a apporté les plats que l’on a choisi devant les (peu ragoutants) aquariums… Je n’ai touché qu’au riz, le reste me paraissant plutôt louche malgré la réputation de l’établissement.
Nous avons fini de manger à 22 heures, donc tardivement.

27 juillet 2007

Septième jour : repos et repas-buffet

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 16:21. Aucun commentaire.

Encore un réveil en fanfare ce matin : un autre cortège funèbre est passé dans l’artère principale de Chashan.

Le reste de la journée a été passée chez le frère ainé de mon père qui a changé de logement depuis mon dernier passage en Chine (il y a plus de 6 ans). Il habite avec sa femme dans un appartement d’environ 200 mètres carrés (le coût de l’immobilier est très raisonnable ici par rapport à la France) près de la gare de Wenzhou, dans les quartiers périphériques de la ville. L’appartement comporte 3 chambres, l’une pour le couple et les deux autres pour leurs enfants lorsqu’ils sont de passages (ce cousin et cette cousine habitent tous deux en Espagne à présent et ont bien grossi si l’on en croit les photos). J’ai croisé aujourd’hui la femme de mon cousin ainsi que la fille de ma cousine.

Ma petite-cousine devrait faire son éducation en Chine alors que ses parents se trouvent en Espagne, un choix assez discutable qui ne permet pas forcément d’avoir les meilleures relations familiales… Pendant les vacances, la petite-cousine est tous les matins à l’école, cela permettrait de maintenir son niveau d’ici la rentrée en septembre. On est justement allés la chercher en voiture avec son grand-père, j’ai été surpris par le chaos de la circulation aux alentours de l’école : les enfants traversent dans tous les sens au mépris des klaxons, les cyclopousses (des genres de pousse-pousses sur lesquels on pédale au lieu de courir) s’engouffrent en bloquant les deux sens de circulation, les vélos essayent de passer à travers ce dédale de véhicules et les gros véhicules (bus, camions) finissent par bloquer les carrefours.

Après un déjeuner ressemblant à ceux des autres jours, nous avons discuté de toutes les dernières nouvelles (surtout ce qu’il s’est passé en Chine : beaucoup de mariage et de morts dans l’entourage de la famille) encore fait une sieste par ce temps de canicule (39°C) avant de partir diner vers 18 heures.

Pour ce repas, nous sommes allés dans un hôtel qui se situe à côté de la gare. Proposant un buffet à volonté à 80¥ (8€), nous en avons bien sûr profité. Devant nous, un étalage de fruits de mer cuisinés de toutes les façons, du riz sauté, des nouilles, des viandes de porc et de bœuf, des soupes, des sushis, des fritures, un cuisinier qui cuisine aux wok les ingrédients que vous choisissez, une fontaine à sodas, du lait de soja, des gâteaux de riz, des génoises à la confiture, des glaces, des fruits frais… Il y aurait de quoi satisfaire n’importe qui.

De retour à l’hôtel, ma tante (des bagages) nous a proposé une promenade nocturne sur le campus universitaire. Avec la petite brise, ce fut plutôt agréable bien que l’obscurité des allées du parc soit peu rassurante…
Ce campus est très grand, je suppose que l’on a souhaité copier les universités à l’américaine. Il a été bâti sur d’anciennes rizières et sur l’emplacement d’anciennes habitations devenues insalubres. Des longues allées relient les bâtiments, mais je pense que ça n’arrange pas les étudiants qui doivent tout le temps passer par l’extérieur et endurer les intempéries, et actuellement la chaleur.

26 juillet 2007

Sixième jour : réveillé par un cortège funèbre

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 15:26. 2 commentaires.

En effet, ce matin à 5h40, j’ai été tiré de mon sommeil par le bruit assourdissant de funérailles. J’en ai pas vu grand chose, mais apparemment c’est pour chasser les esprits. L’espèce de fanfare qui accompagnait le cortège jouait quelque chose de très proche du Chanana d’Intervilles… Je me suis rendormi après que les pétards ne se fasse plus trop entendre. Il faut dire qu’à cette heure là, le soleil est déjà levé et que beaucoup d’habitants en sont à prendre leur petit déjeuner à l’air encore frais du matin.
Je me suis réveillé pour de bon vers 7 heures. Pour le petit déjeuner, j’ai eu droit à des brioches vapeurs vendues dans des gargottes qui restent dehors jusque vers midi, avant que leurs propriétaires ne fassent la sieste. On peut aussi trouver des brioches de porc, des brioches à la crème de haricot (sucré), des beignets fris…
Nous sommes ensuite allés rendre visite à ma grande-tante qui était souffrante depuis quelques jours à cause de la chaleur, la chaleur l’a déshydratée et son fils a dû l’emmener à l’hôpital de Wenzhou. Comme en Chine on a l’habitude des canicules, les soins font qu’elle va mieux maintenant.
Après un déjeuner chez cette grand-tante (le grand-oncle était là aussi), nous avons discuté un peu, avant de faire une petite sieste comme la plupart des habitants du village (gros village quand même hein). A 15 heures, les rues sont ainsi désertées et l’on n’y voit circuler que des bus et des voitures climatisées ; les conducteurs de cyclopousses se reposent tous sur leurs guidons.
Vers 17 heures, nous avons rejoint mes grands-parents maternels. Les rues avaient commencé à se ranimer, les chaises étaient sorties pour le dîner que l’on prend à partir de 17h30. Des étals ont également été sortis par les vendeurs ambulants profitant de la baisse de la température. Mais quand on dit ambulants, ce ne sont plus de simples présentoirs : ce sont des toiles étendues sur une dizaine de mètres avec des chaussures, des vêtements et autres babioles qui tapissent leurs surfaces.
Après quelques papotages, nous avons dîné, avant de causer à nouveau.

Demain, on devrait soit partir dans la montagne de Chashan (« montagne du Thé »), soit aller dans le centre-ville de Wenzhou pour faire des emplettes.

25 juillet 2007

Première soirée à Chashan (district de Wenzhou)

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 17:39. Aucun commentaire.

Après quelques dizaines de minutes sur Internet, j’ai dîné dans la maison de ma tante (celles des bagages). Au menu : de la salade de méduse, des crevettes roses, du pain de poisson (en fait de la chair agglomérée en patate que l’on mange en tranches), de la carpe à la sauce de soja, du poulpe à la sauce de soja, des fruits de mers à la noix de cajou. Le tout était arrosé de bière Budweiser et de thé aux herbes Wang Lao Ji (ça a le goût des breuvages que l’on nous offre chez Nature et Découvertes en plus sucré).

A partir de ce soir, je devrais être installé dans un hôtel de Chashan. Pour 110¥ (11€) la nuit, on bénéficie d’une chambre double avec télévision, climatisation, salle de douche, bouilloire (pour faire du thé avec de l’eau débarrassée des bactéries, mais pas des polluants) et surtout, accès internet. Je devrais donc pouvoir raconter mes journées tous les soirs si j’ai des trucs à dire, parce que raconter seulement mes journées pourrait rapidement devenir lassant… Sinon, je regrette encore que Flickr ne soit pas disponible, j’ai pris de nombreuses photos insolites.
L’hôtel est situé à 100 mètres de chez ma tante, à 250 mètres de chez ma grande-tante (celle dont le fils nous as rejoint à Shanghai), dans le village de mes grands-parents maternels, à côté du campus de l’université et sur la route de Wenzhou (où l’on trouvera un frère de mon père).

PS : et définitivement pas de cartes postales, incroyable quand même…

M. Le Pet

Classé dans : Insolite, Paris, Vracs — Richard Ying @ 13:17. 3 commentaires.

C’est pas parce que je me trouve en Chine que je ne regarde pas mes RSS.
J’ai ainsi découvert une page où tous les noms de stations du métro parisien ont été remplacés par leurs anagrammes.
Le résultat fait sourire, j’habite ainsi à la station « Le Zombi Chti ».
Dommage que l’auteur ait mis les noms en Times sur le plan au lieu d’une police bâton comme sur le plan normal…

> Anagrammes de métro.
> Trouvé via Embruns.

Cinquième jour : trajet vers Wenzhou

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 12:08. Aucun commentaire.

Hier soir, nous avons récupéré après de l’hôtel les billets pour notre trajet en autocar vers Wenzhou. Il y a 3 gares routières à Hangzhou, mais leurs noms ne sont pas aussi poétiques que les lieux touristiques : gare du nord, de l’est et du sud… Celle d’où nous partons est selon les billets celle du sud.

Nous nous levons à 6h30 pour pouvoir être à la gare routière à l’avance. Un petit coup d’oeil par la fenêtre permet de voir des vieux Chinois faisant du Taï Chi. Mais nous devons nous dépêcher de prendre le petit-déjeuner et de descendre les valises.
Après un trajet d’une vingtaine de minutes en taxi, nous arrivons. D’abord, un passage par un contrôle de sécurité, comme dans les aéroports et dans les gares. Nous arrivons ensuite dans une salle d’attente climatisée une heure avant le départ.
Les cars vers Wenzhou semblent partir toutes les 20 minutes, et comme l’on refuse d’échanger les billets, nous nous résignons à attendre.
A 9h10, le car arrive, quelques personnes de la salle se dirigent vers la même porte que nous. Nous attendons en retrait, de toute façon, les places sont numérotées. A notre surprise, on nous donne une bouteille d’eau et un petit plateau de pâtisseries.
Après avoir déposé nos bagages, encore une surprise, le car est très confortable, on a encore plus d’espace pour les jambes que dans l’espace Tempo d’Air France et nous sommes installés dans des sièges simili-cuirs. Le trajet dure un peu moins de cinq heures, on nous diffuse sur les petits écrans LCD suspendus au plafond Mr & Mrs Smith en chinois sous-titré chinois : je n’y comprend pas grand chose. La climatisation permet d’avoir une température de 23°C dans le car alors que le thermomètre indique plus de 36°C à l’extérieur (ça varie en fait entre 36°C et 41°C). Je ne m’attendais pas à autant de « confort » vu le prix des places : 140¥ (14€). Mes parents m’indiquent qu’il y a quelques années, on était installé dans des cars où l’on devait supporter la sueur et circuler entre les bagages des autres.

A l’arrivée, nous sommes accueillis par une tante (du côté de ma mère) et son mari qui possèdent un mini-van. Ils nous conduisent vers le village de Chashan (montagne du Thé) qui se trouve peu après le campus de l’université de Wenzhou. La dernière fois que je suis venu, la route était encore ce qui correspondrait en France à une départementale, le campus était encore un champ défriché. Maintenant, ce sont une autoroute à huit voies et des barres entières de chambres d’étudiants.
L’artère principale de Chashan est à peu près restée en l’état, la seule différence est l’apparition de multiples enseignes lumineuses colorées.
Nous nous arrêtons d’abord chez mon oncle pour y déposer nos bagages. Là, on tente de décoller ses fille et fils, collés à l’écran de leurs ordinateurs. Mon cousin regarde un manga japonais en VO sous-titrée chinois avant de passer à une émission coréenne, toujours sous-titrée. Ma cousine joue à une sorte de Tetris, puis regarde la télévision sur son écran, via un tuner TV…
Mes parents vont chez mes grands-parents maternels, l’une de mes tantes (habitant habituellement en France) s’y trouve actuellement pour les vacances. Sur le chemin, on voit déjà des personnes qui ont sortis leurs tabourets et qui jouent aux cartes, en attendant le dîner.

La maison de mes grands parents n’a extérieurement pas changée depuis la dernière fois : toujours entourée par d’autres bâtiments. L’intérieur a été rénové en partie tandis que les anciennes pièces d’accueil ont été vidées depuis le déménagement de la tante chez qui on a déposé les bagages.
Nous repartons avec notre tante de France vers la maison de la tante des bagages : nous allons dîner ensemble.
Sur le chemin du retour, qui est plus animé que celui de l’aller, des marchands de fruits, des coqs, des chiens courent et crient, nous manquons de renverser une moto imprudente où sont assis trois hommes. Des habitants ont déjà commencé à dîner dehors, assis sur des tabourets en osier ou en plastique. On voit que le village est resté très rurale malgré la proximité de la ville de Wenzhou.
Je poste à présent depuis la chambre de mes cousins, j’espère pouvoir conserver un accès à Internet pour mettre à jour le blog durant mon séjour…

24 juillet 2007

Quatrième jour en Chine : le Lac de l’Ouest

Classé dans : Côté chinois, Ma Vie — Richard Ying @ 12:19. 2 commentaires.

Toujours à Hangzhou avec mes parents, nous poursuivons la visite de la région.
Nous partons ce matin sur des bateaux à la découverte des différentes îles qui se trouvent sur le Lac de l’Ouest.
Une légende raconte poétiquement la naissance du Lac. Dans la nuit des temps, un dragon et un phénix ont sculpté une perle de jade blanc d’une grande beauté. La Reine du Ciel apprenant la nouvelle tenta alors de s’en emparer. Mais le dragon et le phénix la rattrapent, lui font lâcher prise et la perle tombe, provoquant la formation du Lac.
La première étape est la Pavillon au milieu du Lac, minuscule île dont on fait le tour en même pas 5 minutes, mais qui permet de voir toutes les berges grâce à sa position.
Nous allons ensuite sur l’îlot Yingzhou qui a 4 petits lacs en son milieu, sa forme est ainsi celle d’un cercle de terre coupé par deux bandes perpendiculaire. A son sud, on peut voir le « Reflet de la lune dans les trois mares », il s’agit de trois pagodes de pierre de 2 mètres de haut ressemblant à des bilboquets. La lumière de la Lune passant à travers les ouvertures de ces pagodes provoque la formation de trois reflets de la Lune, d’où le nom.
Puis, le bateau nous dépose au bord du Lac, au pied de la colline de la pagode Leifeng. On va dans le sens opposé pour voir des bassins de carpes rouges, avant de marcher sur la digue Su. La construction de celle-ci a été décidée par le gouverneur de Hangzhou, Su Dongpo, en 1089. Reposant sur des fondations en argile, elle est enjambées par 6 ponts et est un lieu de promenade pour les habitants de la ville.
Arrivés à son extrémité, nous sommes allés devant le temple-tombe du général Yue Fei, héro chinois qui a défendu la dynastie des Song du Sud, symbole d’intégrité et de loyauté.
Epuisés par la marche et la chaleur, nous n’allons pas visiter plus de sites, alors qu’il y en a avec des noms très poétiques : pagode des Six Harmonies, Pavillon de la lune d’automne sur le lac apaisé, jardin des Rossignols chantant dans les roseaux…
Nous sommes maintenant de retour à l’hôtel et nous irons bientôt dîner en ville avec un cousin qui habite à Madrid.
Demain matin, nous partirons en car vers Wenzhou.

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