Deuxième jour à Shanghaï : plus de 35 degrés
Après le diner d’hier soir (au restaurant chinois de l’hôtel), mon oncle est reparti chez l’ami qui l’hébergeait à Wuxi, on devrait se rejoindre plus tard à Wenzhou.

Des vendeurs ambulants passent dans le métro. Ils proposent des journaux, des plans de Shanghai et parfois à manger.

Il y a moins de monde le soir. Heureusement…

Le métro arrive, la pub disparaît.

Mes parents et moi sommes retournés dans Nanjing Lu, les Champs-Elysées locaux, mais une averse s’est mise à tomber.


On a finalement dû abandonner l’idée de voir le Bund (ancien quartier des comptoirs européens) et remonter Nanjing Lu pour rejoindre le parc du Peuple (ce qui nous permet de voir les boutiques et nous évite une correspondance en métro).
L’éducation de nombreux Chinois reste à faire…

Nous avons donc fait un tourau Bund ce matin, regardé les façades typiquement européennes (années 1930) des immeubles et fait des photos sur la promenade qui borde le fleuve.



L’un des nombreux monuments au Peuple qui bordent la rive.

Le paysage est très pollué, on voit à peine les immeubles de l’autre rive à travers la pollution.

Déjà en Chine, bientôt à Montmartre…

Nous avons ensuite effectué un petit tour en bateau sur le fleuve Huang Pu.

De là nous avons vu toutes les rives de Shanghai et en particulier, celles du quartier d’affaires Pudong où de nombreuses tours sont en train d’émerger.

Dommage, la maison des douanes est en travaux…

C’est moins cher avec un seul plan d’architecte.




En arrière plan, la plus haute tour de Chine (tour Jinmao) et la future plus haute tour de Chine (qui sera japonaise).

La célèbre tour de télévision Perle de l’Orient, on la voit dans tous les reportages de M6 sur la Chine, ou presque…

Le prix du tour en bateau est modique : 48¥ (4,8€ car dix yuans valent 1€), mais l’on tente de nous faire payer de nombreux suppléments une fois à bord : boissons, repas, casse-croute, cigarettes, fauteuils, salon privé…

En sortant de ce bateau climatisé, la température dehors avait vraiment augmenté, déjà qu’il fait 28°C le matin, on a atteint 33°C à seulement 12h30.
Nous nous sommes dirigés en taxi climatisé vers le quartier Yuyuan.
Les taxi sont vraiment pas chers à Shanghai (par rapport aux prix français, mais ils sont chers pour d’autres Chinois dont le niveau de vie est encore celui des campagnes reculées (c’est le cas des ouvriers qui construisent les grattes-ciels), on a une prise en charge de 10¥ puis c’est à la distance. A l’intérieur de Shanghai, on a pas encore dépassé les 12¥.
La paranoia est de mise chez les conducteurs, ils sont tous enfermés dans une caisse en plexiglas. Certains d’entre eux ne sortent même pas pour mettre les bagages dans les coffres.

Les panneaux routiers sont bilingues à Shanghai.

Yuyuan porte le nom du parc qui se trouve à son entrée dans la rue du Peuple. Le quartier est en fait une reconstitution, parfois à la limite du kitsch, de l’ancien Shanghai tel qu’on peut le voir par exemple dans Tintin.





On trouve d’ailleurs des maisons en constructions dont l’ossature servira de support à ces décors en carton-pâte.

Beaucoup d’enseignes occidentales dans ce pseudo quartier ancien.




Vous aimez les fontaines en forme de théière ?

Pas mal de chose à voir dedans, mais il faut éviter les boutiques de souvenirs destinées aux touristes laowai (« vieux/vénérables étrangers »).

A l’intérieur, on trouve aussi un petit parc dont la construction remonte au 16ème siècle. Il a depuis été rénové à la Chinoise (on détruit ce qui est trop dégradé pour remplacer avec des couleurs vives) reconstituant ainsi des caractères typiques de l’architecture de l’Empire avec portes rondes, pagodes, jardins avec bassins, petits rochers…




Nous avons déjeuné dans un self-service nommé xiao chi wang guo « le petit royaume de la nourriture » où l’on s’est servis en ravioli chinois, fritures diverses, fruits de mers et autres plats typiquement chinois que l’on ne trouve pas exactement sous cette forme en France, forcément j’ai fait quelques découvertes (les brioches vapeurs peuvent se boire : elles contiennent un bouillon que l’on aspire avec une paille).



Des hôtesses passent régulièrement entre les tables, proposant des vapeurs ou des boissons.


A la limite de ce quartier, on trouve un marché aux deux-roues…

A nouveau en taxi, nous sommes allés dans le parc du Peuple (renmin gongyuan).

Le nouveau Grand Théâtre de ShanghaÏ.

Un distributeur de cartes de métro.

Là, nous sommes de retour dans le quartier de la gare et profitons de la climatisation de l’hôtel : nous sommes épuisés par la marche et ne supportons pas la chaleur (il fait largement plus que les 35°C de la météo…).
Demain matin, on devrait partir sur Hangzhou en train, l’idée de faire le trajet en voiture a été abandonnée car mon oncle et nous partirons en différé de Wuxi et de Hangzhou respectivement.
PS : Je suis très déçu, je n’ai pas trouvé un seul endroit où l’on vende des cartes postales à Shanghaï. Il y aurait peut-être à marché à conquérir…



















Merci pour ce passionnant récit, ça donne envie d’y aller !
Commentaire by giao — 22 juillet 2007 @ 14:17
Pour le parefeu chinois « the great firewall of China » Tu peux essayer anonymouse.org je ne sait pas si ça marche encore mais quand j’y étais ça me permettais d’avoir accès au contenus interdis comme wikipédia…
Commentaire by Adrian — 22 juillet 2007 @ 18:36
@ Giao : Je t’en prie, mais j’aurais préféré que le texte soit accompagné des photos.
Je les mettrai à mon retour, là Flickr est bloqué par la grande muraille électronique de Chine et je n’ai pas envie d’exploser mon quota de données chez mon hébergeur…
@ Adrian : les photos ne s’affichent toujours pas !
Commentaire by Richard Ying — 23 juillet 2007 @ 1:31
La pollution, c’est terrible :(
J’aurais bien aimé avoir tes impressions sur les gens et les jeunes chinois par exemple …
Commentaire by Fiso — 25 juillet 2007 @ 15:12
Les gens qu’on croise dans la rue sont très malpolis, mais en même temps, ils viennent des campagnes et n’ont pas eu la même éducation : ça fait des bruits dans tous les sens, ça rote, ça pète, ça te gueule dessus sans raison. Dans le métro, le but est de pousser le plus possible les autres pour pouvoir avoir une place assise, y compris quand il y a un petit vieux derrière (mais j’en ai vu très peu, apparemment ils ne sortent pas avec des chaleurs pareilles). Les personnes qu’on voit travailler viennent des provinces intérieures et arrivent pour gagner leur vie.
Les jeunes de familles relativement aisées ont l’air d’apprécier les cheveux longs non coiffés, sans gel, sans laque. Les grosses montures de lunettes sont à la mode, de même pour les musiqes qui étaient à la mode en Europe il y a 4-5 ans…
Commentaire by Richard Ying — 25 juillet 2007 @ 16:55