Une incroyable victoire !
En rendant notre feuille-réponse vers 16h50, mon équipe « La Grâce du Fouineur à Vélo » avait l’impression d’avoir bien réussi et nous attendions avec impatience la remise de prix. Mais l’attente prévue est longue : 19h30 pour les résultats. Nous nous sommes donc séparés, pour déposer nos vélos dans nos chez-nous respectifs.
19h40, les résultats vont enfin être annoncés, comme le reste des participants, nous nous regroupons vers la scène… Mais les discours durent un bon quart d’heure…
Suit une explication sur l’intrigue qui a servi de fil conducteur aujourd’hui : Pierre Moret était bien le coupable voleur de rêves. Il n’a plus d’idées pour ses romans et entre chez les gens pour enregistrer ce qu’ils disent durant leur sommeil.

Enfin l’annonce du troisième prix : pas nous. Puis le deuxième : pas nous…
Brigitte pense que l’on ne va pas gagner, mes trois autres co-rallyeurs-détectives doutent. Mais je pense que l’on a encore une possibilité de gagner quelque chose, on a trouvé les réponses à plusieurs questions assez ardues, dont une où il fallait reconnaître des écritures étrangères. Mais, ce qui rassure tout le monde, c’est que l’on annonce un prix tiré au sort…
La révélation du premier prix va avoir lieu, le silence se fait. « Les premier prix est attribué à l’équipe de ‘La Grâce du Fouineur à Vélo’… »
Manuela pousse un cri de joie. Olivier, Jérôme et Christine nous applaudissent. Brigitte a du mal à réaliser qu’on vient de gagner, ça faisait trois ans qu’elle essayait l’Incroyable Rallye sans succès.
Nous montons sur scène sous les « bravo » et les applaudissements. C’est assez intimidant. En montant sur scène, on ne sait pas trop où se mettre, nous sommes en retrait et les officiels comment à nous serrer les mains. Un plaisantant est monté sur scène et se fait passer pour un membre de notre équipe. Il m’inquiète un peu au début, mais finalement il n’est pas méchant.
Manuela et Emmanuel reconnaissent l’adjointe au maire du 11ème qui les avait mariés et lui font savoir. Ils se retrouvent immédiatement sur le devant de la scène.

Puis vient le moment de faire un discours, Manuela me tend le micro et mes coéquipiers m’incitent à parler. Je refuse, expliquant que je suis nul pour les remerciements. J’ai raison : je dis devant tout le monde que l’on a été favorisé parce qu’on était la seule équipe à vélo; une erreur puisqu’on commence à nous huer. J’aurais dû préciser qu’on était la seule équipe totalement à vélo… Pendant ce temps, j’avais continué à parler et embrayé sur le fait que de nombreuses équipes avaient regretté en chemin que Vélib’ n’ai pas été inauguré plus tôt (le service ne sera lancé que demain). Je remercie enfin les organisateurs, mais trop brièvement peut-être…

L’équipe est poussée vers le fond de la scène (par un photographe) alors que l’on donne le descritif des lots (1 an de nouveautés polars chez 10|18, une bouteille de champagne à déguster au café-restaurant Carbone 14 que l’on a croisé au cours de notre enquête-rallye). Puis pendant que l’on tire au sort l’équipe « de la chance », nous sommes pris en photos avec les contremarques (qui ressemblent plutôt à des fac-similés de chèques) de nos prix 10|18.
Nous redescendons de la scène et un membre de l’association A Suivre nous demande de remplir une feuille pour pouvoir nous envoyer la cinquantaine de romans que nous avons chacun gagnés.
Manuela ne veut pas du trophée : une bougie dorée surmontant un pavé. Je le récupère donc dans le carton qui contenait les fac-similés.
Voyant madame Renée Le Calm (qui joue souvent dans les films de Klapisch), nous lui demandons de prendre une photo avec elle.

Jean-Christophe Mikhailoff, conseiller du 11ème chargé du tourisme, nous invite ensuite à prendre un verre dans la cour de la Mairie, en fait une coupe de champagne. Nous discutons du parcours avec nos différents interlocuteurs, plaisantons avec madame Renée qui est très vive d’esprit et pleine d’humour. Brigitte n’en revient toujours pas, j’avoue que moi non plus. Les « Manu » narguent un de leurs amis qui devait les rejoindre et qui a finalement décliné : il s’en mord les doigts.
Nous nous quittons vers 21h15, non sans avoir remercié toute l’équipe de A Suivre et les différents conseillers de Paris présents.
Merci à mes quatre coéquipiers qui ont subis sans broncher mes erreurs d’orientation dans le onzième et mon empressement qui les empêchait de profiter de la visite de l’arrondissment.
Je sais pas si ça n’est qu’une impression, mais il me semble que les deuxième et troisième prix ont eu des lots à plus grande valeur commerciale…





































