Message initial
Je suis enfin rentré en France, mais suis épuisé par le deuxième vol : c’était une véritable crèche volante dans tous les sens du termes (oui oui, avec les gosses et les bestiaux). Je ne vais pas m’étendre tout de suite dessus, je vais d’abord faire un petit dodo que les doigts de pieds de derrière m’ont (entre autres) empêché de faire…
Nous sommes sortis de chez ma tante vers 18h, sous un orage qui avait commencé une heure plus tôt. Après avoir chargé le mini-van de mon oncle, nous avons pris la direction de l’aéroport où nous sommes arrivés à 18h50.
L’enregistrement des bagages avait commencé à 18h30, et nous nous retrouvions en bout de file. C’est donc sans surprise que mes parents et moi avons été éparpillés dans l’avion, occupant les derniers sièges disponibles.
Passés les contrôles de sécurité, nous avons eu la surprise de trouver l’oncle et la tante aux 7 valises, leur avion a été retardé en raison du mauvais temps et est prévu pour 20h10 au lieu de 18h40. Alors qu’ils devaient arriver une heure et demi avant nous, nous embarquions finalement avant eux, à l’heure prévue… Ils ont pu emporter l’ensemble de leurs bagages à main, les autorités aéroportuaires semblent tolérer plus que ce qu’impose la réglementation.
L’aérogare étant au niveau du sol, il n’y a pas de passerelle menant directement à l’avion. Nous y avons donc accédé par un bus, par l’escalier habituel.
Pas de surprise dans ce B737-700, les coffres ne sont pas assez grands pour accueillir les volumineux bagages à mains des passagers. Les hôtesses doivent demander aux passagers de mettre des sacs sous les sièges…
Contrairement à ce qui se pratiquait il y a 6 ans, on ne nous distribue plus de collation (une petite boîte dans laquelle on trouvait quelques pâtisseries) mais seulement une simple bouteille d’eau minérale…
Nous arrivons à 21h35, en retard de plus de 30 minutes à l’aéroport de Shanghai Pudong, heureusement notre vol suivant se trouve dans le même aéroport. D’autres passagers, moins chanceux, doivent se dépêcher d’aller à l’aéroport Honqiao qui se trouve à l’autre bout de l’agglomération…
Sur le tapis, pas mal de surprises, les Chinois prennent décidément de tout et de n’importe quoi en bagages : une balayette (soigneusement emballée, que l’on retrouvera à Paris CDG), une poussette (encore dans son carton d’emballage), un carton de bières, un canard fumé emballé sous vide, un carton d’agrumes, des cannes à pèche,…
Comme il est tard (22h, l’aéroport est déjà vide), le hall de transit est fermé. Il nous faut sortir pour faire l’enregistrement sur le vol pour Paris et refaire toutes les formalités de contrôles.
A l’arrivée en Chine, trois formulaires (immigration, douanes et salubrité), voici donc les deux formulaires de sortie : immigration et douanes.
Aux contrôles de sécurité, les rayons X révèlent un contenant à liquides d’une capacité supérieure de 5mL. Il s’agit d’une crème pour le visage que nous devons abandonner…
Dans la zone sécurisée, les duty free sont presque tous fermés, dommage pour le shopping. de toute façon, il ne reste plus que 15 minutes avant l’embarquement. Dans la foule de personnes qui attendent : des étudiants, des conjoint(e)s qui rentrent en France après avoir visité la belle-famille chinoise, des businessmen,… et surtout une majorité de gens parlant le dialecte Wenzhou qui sont rentrés au pays comme nous pour les vacances…
En m’installant dans l’A340-400 de China Eastern, je découvre que le confort est bien moindre que lors du vol Air France de l’aller, alors que ce vol est en partage de code avec cette dernière compagnie. On a bien moins de place pour les jambes, 3 écrans cathodiques dans le plafond au lieu des LCD individuels, pas de masque pour les yeux, néon qui a du mal à fonctionner, habillage du siège qui se décolle…
Le vol décollant de nuit, se déroulant de nuit et atterrissant avant l’aube, il n’y a pas grand chose à prendre en photo par les hublots, de toute façon, je n’y ai pas accès : ceux des portes sont couverts et je me trouve dans l’allée centrale…
Le dîner (servi à 0h46, soit 18h46 à Paris) est décevant, il s’agit d’un plateau-repas à la chinoise avec pour seul choix : riz ou nouilles. La salade servie est dégueulasse (salade façon carton, maïs farineux), le riz est dur, les nouilles sont collées entre elles, le poisson se décompose sous la fourchette et les morceaux de pastèque sont congelés. Seuls le bonbon à la menthe fourni et le petit pain brioché que l’on ne distribue qu’à la fin de ce qu’on veut faire passer pour un repas conviennent…
Le vol est mouvementé, les Chinois de Wenzhou, regroupés entre eux, sont loin d’être disciplinés : les voisins de derrière (une famille qui parlent le français et le wenzhou façon « racaille ») étendait ses jambes n’importe comment et l’on se retrouvait avec des orteils sur les accoudoirs (sans compter les nombreux coups dans le siège…), la voisine d’allée n’arrêtait pas de jeter des regards sur nous, une autre qui arrête pas de s’écrier qu’il faut désodoriser l’avion (elle avait plutôt raison, la quasi-totalité des chaussettes et des pieds était à l’air libre), des gosses qui crient et courent dans tous les sens (y compris alors que les lumières sont éteintes pour permettre le sommeil), les coffres qui claquent parce que la maman a oublié de prendre la crayon de couleur bleu foncé dans le sac à dos Barbie de la petite (il faut préciser parce que la petite a emmené plusieurs sacs…). Bref, je regrette le confort d’Air France (champagne et glaces à tout heure) et la quiétude des touristes français…
Les divertissements imposés par les énormes écrans qui pendent au plafond sont sans grand intérêt et de tout façon, personne ne regarde, sauf lorsque des infos sur le vol s’affichent.
Ce qu’on propose pour les petites faims n’est guère meilleur que le dîner : il s’agit de brioches vapeur à la croûte durcie et calcinée…
Le petit-déjeuner est servi à 3h30 du matin (heure de Paris). Il s’agit de nouilles ou d’une omelette-saucisse, avec une génoise colorée en vert, de tomates cerises et d’un pain feuilleté (genre croissant en moins sucré et sans beurre).
L’atterrissage a lieu à 5h20 du matin, avec une heure d’avance. Tant mieux, ce vol ne me manquera pas…
Plus tard dans les posts de chaque journée, je mettrai quelques unes des photos prises…