Concours de Sciences Po Paris : euh…
Aujourd’hui j’ai passé le concours d’entrée en master 1 à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, dit Sciences Po Paris.
La journée a d’abord bien failli être foutue à cause d’une avarie matérielle sur la ligne 6, j’ai été bloqué une quinzaine de minutes avant que la rame ne reparte. Finalement je suis arrivé 5 minutes avant le début de l’épreuve…
Première épreuve : la note de synthèse avec le choix entre deux sujets. J’ai choisi les relations entre droits de l’homme de et échanges commerciaux dans la politique actuelle française. A noter que de nombreuses coquilles ponctuaient les documents, comme cette erreur dans la formulation du sujet… Plutôt moyen, je ne suis pas tellement satisfait de ma conclusion qui s’interroge sur quand la diplomatie française reviendra aux principes moraux alors qu’elle est encore sur la « diplomatie du carnet de chèques ».
Après ces 4 heures à plancher, ce fut la galère pour trouver un endroit où déjeuner.
Alors que la Maison des Examens accueille des milliers d’étudiants chaque semaine, aucune structure de restauration n’a été construite à proximité.
J’ai tenté d’aller dans un Franprix indiqué par les Pages Jaunes, mais non, le coin est paumé et le supermarché ferme à l’heure du déjeuner…
Après 20 minutes d’attente pour un panini où je n’ai avancé que de 3 mètres dans une file qui en faisait 10, j’ai laissé tomber l’attente et suis parti explorer les environs. Heureusement je suis tombé sur une épicerie où je me suis approvisionné en chips…
Deuxième épreuve : l’anglais, avec un texte sur le position américaine dans la diminution des émissions de gaz à effets de serre. La partie compréhension est bof-bof, la partie expression est encore plus bof-bof-bof…
Dernière épreuve : la réflexion sur un texte court avec deux citations au choix. J’ai choisi un proverbe médiéval allemand « l’air de la ville rend libre ». Finalement j’ai pas mis grand chose, j’ai parlé du contexte historique dans lequel a été formulé ce proverbe puis pas grand chose par manque d’idée, L’expression est paradoxale : si l’on veut être libre, il faut rester en ville… Ca rejoindrait la conception révolutionnaire de la liberté, c’est à dire une liberté limitée par la loi pour préserver d’autres droits.
En fin de compte j’en ressors avec l’impression d’avoir raté, sauf que tout le monde estime s’être planté, je suis encore dans la course !
Reste à savoir dans quelle mesure chacun s’est planté. Résultats le 28 mars prochain.












ah! le bonheur des concours !
« l’air de la ville rend libre » oh oui, moi qui suis un citadien depuis quelques mois seulement, je me sens plus libre dans la banlieu anonyme !
Je viens de la campagne « profonde » !
Est ce que tu tentes à nouveau le celsa cette année ?
Commentaire by N — 4 mars 2008 @ 15:36
@N : non, je vais attendre les admissions en M2, pas envie de redoubler une L3 exprès…
Commentaire by Richard Ying — 4 mars 2008 @ 15:41
Pour un repas rapide autour du SIEC, une seule adresse mais malheureusement pas ouverte tous les jours: l’ancienne distillerie des Anis « Gras »51 avenue Laplace, 94114 Arcueil Tel : 01.49.12.03.29. Superbe décor pour cette petite cantine bien planquée et pas très connue: http://www.evene.fr/culture/lieux/ancienne-distillerie-anis-gras-3249.php
Bravo pour tes reportages sur les Municipales dans le XII° et pour ce superbe blog…
Commentaire by Yves — 5 mars 2008 @ 0:29
J’ai aussi passé ces épreuves, mais pour la mention journalisme.
Je partage ton avis sur les difficultés à se restaurer. La prochaine fois, je prévois avant !
« L’air de la ville rend libre », sujet parfait pour déballer des lieux communs, j’ai eu du mal à ne pas tomber dans ce traquenard.
Bonne chance !
Commentaire by Ivan — 5 mars 2008 @ 13:19
« L’air de la ville rend libre » car les habitants de certaines villes (certainement des allemandes) étaient libre du droit de servage et donc l’air de la ville donc habiter la ville rend libre du devoir de payer des impots.
Enfin, c’est ce que je vois.
Commentaire by abadinte — 5 mars 2008 @ 15:23
S’agissant de l’IEP, il fallait bien se douter que le thème des municipales serait incontournable.
Au XVème siècle en Allemagne, on peut en effet dire que « l’air de la ville rend libre », par rapport aux contraintes que les seigneurs font peser sur leurs domaines et les gens qui y vivent et sont à leur service exclusif sans la moindre considération ni espoir de sortir de leur condition ( corvées de tous ordres, service de la guerre, droit de cuissage….)
La noblesse est un monde fermé et oppressif, assis sur des règles immuables et qui ne se discutent même pas, dont le seul objet est le maintien ou l’extension des acquis.
La ville au contraire est conçue comme un business model ouvert, lisible, dans lequel on peut comprendre les tenants et aboutissants et même parvenir à se frayer un chemin perso dès lors qu’on intègre bien le référentiel de valeurs en cours et qu’on agit avec raison.
La ville est organisée dans une logique de communauté dont l’appartenance est régulièrement ritualisée (fête patronale). Elle établit et officialise des statuts incluant certains privilèges exclusifs dont la concession a souvent été arrachée à l’autorité des seigneurs. C’est le lieu où prend naissance une autre forme de pouvoir…qui aboutira un jour au citoyen de 1789!
La ville s’est aussi structurée autour des confréries de métiers, de pôles commerciaux qui ont entrainé
des flux d’affaires, financiers et des developpements de production (tissage,), distribution, transports fluviaux puis « routier » . Corrélativement il a fallu l’organiser administrativement. Elle a donc de facto donné naissance à quantité de jobs spécifiques et permis l’émancipation du sujet de base.
Il fallait je crois souligner le poids du verbe RENDRE libre, qui présuppose qu’on ne l’est pas au départ et que c’est bien l’air au sens de ambiance générale et lieu de vie qui catalyse cette notion si rare et si précieuse mais normalement présente en chacun de nous: la liberté
De fait toutes les révolutions sont bien nées dans des villes
Merci à Yves pour l’adresse de la cantine
Commentaire by Tiger — 6 mars 2008 @ 16:59
@Yves : j’aurais dû poser la question avant le concours… merci pour l’adresse, ce sera pour la prochaine fois :d
@Tiger : à peu près ce que j’ai mis, en plus structuré… j’ai pu tellement eu le temps de développer sur les corporations.
Commentaire by Richard Ying — 6 mars 2008 @ 17:57
merci les amis pour cette intervention ; notre prof de la sociologie urbain nous a poser cette citation ans un examen orale , cette citaion ets formuler par le sociologue max weber aua moyen age, la ville est tout a fait diferent a la conpagne, cette citations consiste a dire que la ville est un espace tres vaste et qui se caracterise par une segragation spatial et social ; et par l’hemogenete social,la deffirentiation des individus et de ces fonction cela prouduit ce qu on l’appel l’annonymat , c est a dire que les individus peuvent se deplasse d’une maniere anonyme
une autre idee c’est ke dans le tissu urbain (la ville),la vie social se carractreise par un reeuil des valeurs communautaire , ce qui laisse en fin les individus plus autonome l’un des autres , cela provoque le sens de la liberté.
et merci
Commentaire by ikbal — 28 décembre 2009 @ 20:54