Des courses chez les cinq chevaux

Dès 7h30 ce matin, mon père et moi sommes allés chez un coiffeur situé à quelques encablures de notre immeuble.

Ca aura coûté 10 yuans chacun (soit moins d’un euro).

Il fait encore frais donc on peut croiser des marchands ambulants.

Le KFC est déjà ouvert et propose son menu normal, pas de formule petit déjeuner.

En bas de l’immeuble, nous décidons de tester une boulangerie à la chinoise.

Première différence : c’est self-service avec un plateau et une pince.

On trouve une majorité de pâtisseries et de viennoiseries.

Et la plupart des pains vendus sont des pains spéciaux, cela signifie pas de baguette.

Là on reconnaît des « croissants ».

Niveau viennoiseries et brioches, c’est très varié.




Des quatre-quarts.

Des cookies.

Des gâteaux chinois à l’occidentale (ie pas plein de chantilly comme hier soir).





Des pots de crème.

Ces berlingots verts de feuille de palme renferment du riz gluant fourré avec du salé ou du sucré (comme ici, de la crème de haricot rouge et de la crème de soja).


L’Evian est la seule eau minérale vendue dans cette boutique.

Voici nos achats : un gâteau de riz gluant, une génoise au miel, un quatre-quarts, un genre de brownie, un pain fourré au porc, un pain à la pistache et un gâteau à la myrtille (enfin c’est ce que j’en déduis au goût…)

La caisse, où il faut payer pour avoir un sac (comme presque partout).

Le livreur de journaux a la quarantaine et est une femme.

Si vous achetez des nouilles (pour votre petit-déjeuner bien sûr) dans une gargote, il y a des chances pour que vous repartiez avec la soupe directement dans des sacs en plastiques.

Juste après avoir petit déjeuné, notre tante nous reprend en voiture pour aller en centre-ville. Mes parents rechignent à prendre le bus par peur de se tromper de ligne/sens alors que j’essaye de les convaincre que c’est le meilleur moyen de connaître la ville. Tant pis, ma tante n’a pas l’air plus emmerdée que ça…
La petite église au bout de la route.

Comme l’indique l’enseigne.

La marque de chaussures Aokang revendique ses origines, et ça fait kitsch.

Là, ça n’est plus du 4 par 3, et c’est très fréquent.

Nous arrivons dans Renminlu, la « rue du Peuple ».

Pour les rues chinoises, on rajoute fréquemment xi « ouest », zhong « milieu », dong « est » pour préciser l’adresse sans avoir à faire toute la rue. Il y a aussi bei « nord » et nan « sud ».
Le Cyberplaza, sorte de rue Montgallet, mais dans une centre commercial, pas dans une rue.


On m’a dit que Wenzhou était connu pour ses embouteillages, l’affirmation n’est vraie que pour le centre de nos jours.

Une station service Sinopec.

Une clim’ par fenêtre.

On nous vend du PQ.

La future tour la plus haute de Wenzhou, le World Trade Center (encore un ?)

Un petit bâtiment un peu plus authentique à côté d’un parc.

Nous arrivons à proximité de Wumajie, la « rue des cinq chevaux », et tombons sur un magasin Nike.

Un magasin de baladeurs numériques.

L’entrée Est de Wumajie.

Un magasin célèbre pour ses friandises, qui possède aussi une supérette.


Quoi de mieux pour cacher un chantier qu’une bâche avec les dernières sorties de films.

Les marques européennes sont très présentes.

Wumajie.

Pizza Hut.

McDonald’s.


Coca-Cola, sponsor du parcours de la flamme olympique.


Dico’s, le KFC à la chinoise.

Tickets à gratter en vente à l’intérieur.

Le centre commercial préféré de ma mère, rempli de fringues.
Vous remarquerez que les allées sont plus étroites et plus chaotiques que chez nous.




J’y laisse mes parents et pars de mon côté.
Représentation moderne des cinq chevaux à l’entrée ouest de Wumajie.

Nouveau panneau dans une ville que se renouvelle.


Les rues alentours vendent aussi des frongues.

SDF.

La librairie Xinhua, la plus grande de Wenzhou.

L’entrée se fait dans la rue à côté, là où il y a les lanternes.

Petite rue plus traditionnelle.

Pour entrer dans Xinhua, il faut déposer son sac dans ces casiers.

La librairie est très spacieuse, et bien que ses rayons soient nommés en anglais et en chinois, il n’y a qu’un seul rayon de livres en anglais : les langues étrangères.

A propos, voici l’équivalent de Wall Street English ici.

Mon achat du jour, un plan de la province du Zhejiang où se trouve Wenzhou. Je n’ai payé que 85% du prix.

Ventes ambulantes.



A 12h, je retrouve mes parents pour le déjeuner.

Encore des plats exposés pour faire son choix.







Un laoshi « maître » sculpte des figurines en pâte à sel (il me semble).


Table 86 (comme mon année de naissance), c’est nous. Il n’y a pas de plateau tournant, pas besoin avec le nombre de gens autour de la table.

Nouilles sautées au chou et au porc.

Soupe de boulettes de poisson (qui n’ont pas la forme de boules, mais « yuan » se traduit par « boule »).

Des liserons d’eau et une gelée de poisson.

Des raviolis grillés :D

Des épinards sautés.

Des je-sais-pas-comment-ça-se-traduit (genre de petit mollusque marin) sautés.

Des gobies sautés.

Du calamar sauté aux légumes.

Des niangao (pâtes faites de riz gluant) aux pommes (en dessert).

Si vous vous faites accoster par une vieille mendiante dans la rue, elle n’est pas méchante, mais ne vous arrêtez pas et ne donnez rien sinon plusieurs autres ne vous lâcheront plus avant que vous leur ayez donné autant.

Wenzhou a plusieurs petits parcs sur les micro-montagnes qui la parsèment.

Kekoukele, sponsor des jeux olympiques.

On repart vers l’appartement et on repasse donc par la rue du Peuple.

Voici qui devrait plaire aux blogueuses déco.

Nous faisons une halte au Cyberplaza où mon père veut acheter une nouvelle calculatrice pour le magasin.



Les ordinateurs portables sont très à la mode.



Un revendeur agréé Apple…

…qui fait une démo de Windows XP.

Si vous achetez une imprimante, elle sera sous film.

Les machines à compter les billets sont aussi en vente ici, il faut dire que le plus gros billet est celui de 100 yuans, soit environ 10 euros.

Avant de remonter, ma mère décide de s’acheter chez l’épicier du coin une glace… aux haricots.

Pendant l’après-midi, nous recevons la visite d’un oncle qui essaye de nous refiler du Wanglaoji en plus de la pochette rouge habituelle. Il devra finalement repartir avec son pack.

La voirie débarasse aussi des vieux matelas.

A 18 heures, nous partons dîner dans le quartier de la gare, mes parents veulent encore éviter le bus alors que je les y pousse. Finalement, nous y allons en taxi.

Ce petit panneau sert à indiquer qu’un taxi est vide, baissé il démarre le compteur, relevé il l’arrête.

Un petit journal ?

L’un des fléaux de la Chine : le bide à l’air pour avoir moins chaud.

Ce soir, nous dînons dans un hôtel. Comme je l’ai déjà dit, beaucoup de restaurants à banquets se trouvent dans des hôtels.

Faites votre choix.


L’hôtel expose dans son hall les ailerons de requins, pour le plus grand malheur des écologistes.

Il expose aussi ses vins.

Nous sommes invités par l’oncle qui nous a rendu visite cet après-midi. Officiellement l’occasion à fêter est les fiançailles de son neveu, mais c’est bidon.
On ne commencera à dîner qu’à 19h30.

Surtout ne touchez pas à ces serviettes emballées : elles sont facturées.

Au menu : des haricots.

Des émincés de bambou.

Des liserons d’eau.

Des longanes.

Du calamar.

Du poulet vapeur.

Du durian séché.

Des coques.

Du tofu poêlé.

Du crabe cru.

Des nouilles sautées au porc.

Une soupe de concombre de mer (c’est un animal contrairement à ce qu’indique le nom).

Des crevettes.

Du tourteau sur lit de tofu.

Du riz gluant farci au taro.


Du poisson sauce soja.

Des gobies grillés.

Des épinards au soja et aux champignons.

Du céleri aux pousses de bambou.

Des gelées au chocolat et au citron.

Un assortiment de fruits.

Un invité refuse de trinquer avec un verre trop plein.

Moi aussi je veux un numéro de téléphone comme ça !

Après que mon père ait bu plein de pots « à la santé de… », nous sommes rentrés à 22h10.
L’un des oncles — avec lesquels je suis venu de Paris — a un ami à Chengde qui nous a invité à venir passer quelques jours. Nous partons donc demain en avion pour Beijing (Pékin) avant de prendre le train ou un car vers Chengde. On va enfin bouger un peu dans la Chine :D
Nous devrions aussi passer un ou deux jours sur la capitale, donc je devrais pouvoir rencontrer Gus qui y est en stage.











Bonjour, je suis ton blog depuis quelques mois sans y participer bien que je le trouve tres sympa. Je voulais te remercier pour toutes ces photos qui donne souvent l’eau a la bouche et qui permettent pour les neofites en culture et urbanisme chinois d’en connaitre un peu plus.
Je suis au rdv tous les jours pour le nouveau « roman » photo.
Belles photos d’ailleurs ! :P
Commentaire by Leo — 18 juillet 2008 @ 1:02
Vraiment très dépaysant :)
Profite bien !
Commentaire by Seb… — 18 juillet 2008 @ 9:06
Merci de nous faire partager tout ça, on a l’impression d’y être !
Commentaire by Ana — 18 juillet 2008 @ 11:20
Je crois qu’on te demande ton avis : http://abadinte.canalblog.com/archives/2008/07/17/9950035.html
En plus, tu es au bon endroit :)
Commentaire by abadinte — 18 juillet 2008 @ 12:28
Ca donne envie de découvrir la Chine !
Commentaire by Emilien — 19 juillet 2008 @ 10:30
Vraiment sympa cette album, merci de prendre le temps de faire toutes ces photos et de les commenter, sa reste tous les jours passionnant et ces devenu mon feuilleton du matin, d’actualité en plus avec les JO.
On c’est croisé à la BDS3, depuis je suis ton blog. Voila, je te souhaite de bonne vacance à toi et à ta famille.
Commentaire by Julian — 19 juillet 2008 @ 11:31
Richard, ne t’inquiète pas, je vois ici chaque jour suivre ton épopée. ;)
Commentaire by Ulrich — 21 juillet 2008 @ 18:21
@Leo : j’ai pris un peu de retard avec l’absence de connexion dans mon hôtel de forêt. Bonne lecture quand même ;)
@Seb : j’essaye, j’essaye…
@Ana : de rien, mais avec les odeurs ce serait encore plus réaliste (berk!)
@abadinte : je répondrai à mon retour, mais je pense pas avoir voyagé assez…
@Emilien : viens donc :D
@Julian : Content que ça te plaise :)
Mais je suis pas sûr de t’avoir croisé à la BDS3 :( , tu étais dans les personnes pas identifiées sur la banquette ?
@Ulrich : bon anniversaire ! (en retard, désolé)
Faudra que je pense à te ramener quelque chose. Un gâteau chinois ca risque de pas passer avec les mesures aéroportuaires.
Commentaire by Richard Ying — 24 juillet 2008 @ 15:15
Oui, lol je me suis fait discret on va dire, et c’était la première fois que je participais, mais j’ai bien été sous ton flash :)
Encore Merci pour cette album ^^
Commentaire by Julian — 26 juillet 2008 @ 1:32
@Julian : bon bah on essaye de se parler un peu plus la prochaine fois :D
Commentaire by Richard Ying — 31 juillet 2008 @ 20:45
Est-ce que les produits nike sont authentique?
Commentaire by helene — 3 juin 2009 @ 15:20
Ceux des magasins de Wu Ma ? A priori oui, ce sont des produits officiels.
Commentaire by Richard Ying — 5 juin 2009 @ 15:02