Babylon A.D.

Samedi soir, grâce à Génération Phone House, je suis allé voir Babylon A.D., le dernier film de Mathieu Kassovitz, en compagnie de Fabian Maréchal et de Mauricio « Madd0″.
Dans un futur que l’on imagine pas très éloigné (vue la faible évolution technologique), un mercenaire Toorop (joué par Vin Diesel) doit « livrer » une jeune femme nommée Aurora, d’un couvent en Russie à New York. Il va devoir traverser une Asie Centrale dévastée par les guerres, déjouer les pièges d’ennemis inconnus et lever les mystères qui entourent Aurora.
On a ainsi un thriller, à la fois film d’action et d’anticipation, sans oublier un aspect science-fiction que l’on découvrira en regardant.
Production franco-américaine, essentiellement tournée au Canada, le casting de Babylon A.D. fait appel à de nombreux Français, on retrouvera ainsi Mélanie Thierry (Aurora), Lambert Wilson, Jérôme le Banner, Gérard Depardieu (grimé en mafieux d’Europe de l’Est), les Yamakasi… Mais l’on aura aussi droit à la Hongkongaise Michelle Yeoh (en tant que protectrice d’Aurora) et à la britannique Charlotte Rampling (dans le rôle de la chef spirituelle et surtout PDG de l’ordre Noélite auquel appartient Aurora).
Le film est basé sur le roman de science-fiction Babylon Babies de Maurice G. Dantec. Je suppose donc que les incohérences que l’on peut relever tout au long du film sont des élisions dues à la durée de 101 minutes, trop courte pour résumer un livre. Aurora, sortant d’un couvent d’une région reculée, arrive à avoir un brushing parfait (programmation génétique pensera-t-on…).
En ignorant l’existence du livre, on retiendra un scénario assez simpliste, ne s’attardant pas sur la géopolitique du futur, mais assez logique.
Côté décors, c’est exactement l’idée que l’on peut se faire de telle ou telle autre zone géographique. Les paysages post-apocalyptiques de la « Nouvelle Serbie » ne cessent d’être sous les bombes, sans vraiment être en ruines… L’Asie Centrale est dévastée et pleine de centrales nucléaires (très Tchernobyl…) et de cratères. Les Etats-Unis sont aux mains d’un capitalisme exacerbé qui s’expriment avec d’immenses enseignes lumineuses… On verra ainsi de trop subtils placements de marques, aussi gros qu’un avion…
La mise en scène laisse une large place à l’action rappelant le style habituel de Vin Diesel, mais avec toutefois plus de réflexions éthiques que dans xXx ou les Chroniques de Riddick… Le tout est accompagné d’une musique forcément « bourrin » pour les scènes de combat.
C’est divertissant, mais sans plus, je mets 6/10.











je noterai le fait que l’on reste sur sa faim en terme de scènes d’actions et surtout avec cette fin complètement bidon, on peut donc prévoir prochainement une suite
Commentaire by Fabian — 25 août 2008 @ 11:34
Autant le livre de Maurice G. Dantec est prenant, c’est un bon livre de SF, d’anticipation plutôt, autant le film est vide de sens, avec son scenario sans queue ni tête. Il est certain que pour adapter 719 pages (folio SF) 10 minutes c’est peu, mais lorsqu’une sacrée partie se déroule dans l’esprit des personnages… le passage est délicat.
J’avais été agréablement surpris par l’adaption – périlleuse – du « Parfum » de Süskind, mais Mathieu Kassowitz n’est pas l’auteur de « Cours, Lola, cours! » (« Lola rennt », de Tom Tykwer à voir!)…
PS : une critique cinéma détaillée ici : http://www.lefigaro.fr/cinema/2008/08/20/03002-20080820ARTFIG00277-kassovitz-victime-du-gigantisme-.php
Commentaire by ZeeDeVoSS — 25 août 2008 @ 22:16