La fournisseur d’accès Free a dévoilé hier le nouveau service qui va changer les habitudes de ses abonnés puisqu’il s’agit tout bonnement de permettre à tout freenautes de se connecter à n’importe quelle Freebox activée.
Dans le principe ça ne change pas de ce proposent Neuf-SFR ou FON, et pourtant…
Par rapport à ces deux services, Free — avec le FreeWifi — propose de différencier les adresses IP identifiant les invités de celle utilisée par la connexion habituelle. Il s’agit d’une nouveauté majeure à l’heure où la HADOPI va identifier les infractions supposées avec les IP.
Ensuite, au niveau de la taille, Free annonce le plus grand réseau au monde. Avec un potentiel de plus de 3 millions de Freebox HD (à condition qu’elles rebootent et que les Freenautes ne désactivent pas l’option Wifi), le réseau FreeWifi dépasserait largement les 400 000 routeurs FON actifs à travers le monde et le million de NeufBox accessibles.
Abonné Free, c’est avec une certaine joie que je vais utiliser le FreeWifi dans mes déplacements.
Voici donc un petit tuto avec captures de la procédure de configuration de votre accès. (Lire la suite…)
En fin de journée, j’ai été contacté par une journaliste du site LePost.fr me demandant des explications sur la parution d’une lettre citant et mettant indirectement en cause une rédaction de presse écrite (qui est paradoxalement étrangère à cette histoire).
Comme les explications sont susceptibles d’intéresser tout le monde, je vais donc tenter de démonter les accusations concernant les photos avec mes quelques connaissances en droit.
Sauf erreur dans le raisonnement, il me semble que je ne peux être accusé d’atteintes au droit à l’intimité de la vie privée ou au droit à l’image. (Lire la suite…)
Le projet de loi HADOPI a été l’une des rares mobilisations collectives des internautes auxquelles j’ai pu assister.
J’ai participé comme je pouvais au débat sur ce projet et ai couvert quelques événements en prenant sur les rares temps libres dont je disposais. Quelques passages dans les médias de mes photos et vidéo me font d’ailleurs penser que j’ai peut-être une piste à exploiter en photojournalisme, mais ce n’est peut-être qu’une illusion.
Vidéo diffusée le 5 mai 2009 dans Ce soir ou jamais sur France 3.
Si je connais bien les opposants aux projet de loi et leur sincérité dans les actions qu’ils ont menées (notamment Sandrine Mazetier et Patrick Bloche, députés dans mon arrondissement), les partisans de la HADOPI ont fait preuve d’un mépris rarement médiatisé et les députés godillots ont adopté le projet de loi sans grande surprise.
L’approche des élections européennes n’est guère rassurante au vu des sondages. A l’UMP, parti favori selon les différents instituts, ce sont ces mêmes partisans aveugles de la riposte graduée qui seront sur les listes. Je retiendrais en particulier le nom de Jean-Marie Cavada, député européen et conseiller municipal à Paris 12e, qui a défendu le principe de suspension de l’accès à Internet devant les eurodéputés et qui — malgré le cumul de mandats — se représente aujourd’hui en tant que 3e de liste UMP en Ile de France derrière deux ministres du gouvernement actuel. Avec des consignes dictées d’en haut, la démocratie interne au sein de la majorité est bien mal en point…
Je ne me sens pas assez proche de bien des partis en lice. Encore une fois, je pense voter pour le PS qui — malgré son blocage à un niveau national — semble encore fonctionner localement. Avec la barre des 5% (minimum pour qu’une liste obtienne des sièges), je pense de toute façon que je dois voter « utile », il est hors de question de laisser accéder au Parlement Européen davantage de membres d’un parti qui a décidé de tourner le dos à ses concitoyens (et je plains d’avance les malheureux députés qui ont osé affronter la colère de Notre Président en prenant position contre HADOPI).
Pour en revenir au projet de loi, j’espère bien que le Conseil Constitutionnel censurera tout le dispositif de riposte graduée, celui-ci a une teneur tellement anticonstitutionnelle que je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.
Plus de 3 mois que mon blog n’avait pas été mis à jour…
Bien que j’aie publié quelques articles sur lePost.fr concernant le projet de loi Création et Internet (un choix délibéré : plus d’audience donc plus d’exposition pour mes messages), je n’ai pas écrit ici depuis un moment et j’ai même abandonné les agendas du mois. De toute façon, je ne participe plus qu’à quelques événements et quand j’en ai le temps.
J’en suis à près de 6 mois de retard dans mes comptes-rendus. Inutile de dire que je ne vais pas parler de tous de ce qui m’est arrivé dans ma vie « publique ». Je dois avouer que je n’ai plus vraiment la motivation pour tenir ce blog tellement mon moral est bas.
Ces derniers mois ont été le théâtre d’une accumulation de stress dû à des soucis sur de nombreux plans. Ca a commencé par les partiels, la recherche d’un sujet de mémoire, l’augmentation de la charge de travail à l’agence, des tensions avec de la famille éloignée en Chine.
Puis d’un coup est arrivé le coup de poignard : les nouveaux propriétaires du local du magasin parental sont passés à l’attaque, et avec ça le début des tracas juridiques. Ils nous menacent de rompre le bail si nous n’acceptons pas une augmentation de loyer, sur le conseil de la personne qui nous avait trahis…
Aujourd’hui, j’en suis à jongler avec mon travail, les rebondissements réguliers dans cette histoire de bail, mon mémoire, les admissions pour ma dernière année d’études, et quelques autres sujets sur lesquels je ne m’étendrai pas…
De mon côté, si j’essaye d’intérioriser tout ça, ça ne m’empêche pas d’avoir de l’eczéma… Stress, stress, stress : la petite parenthèse à Londres ne m’a pas permis de changer d’air avec des problèmes trop présents dans mon esprit pour que je profite du séjour, malgré les présences bienveillantes de mes amis.
Nombreux sont ceux qui dépriment d’après ce que je vois, c’est peut-être la période de crise qui fait ça. Nombreux sont ceux qui ont décidé de se défouler sur les autres, peut-être sans avoir conscience de leur propre détresse nerveuse. J’ai l’impression de voir apparaître de plus en plus de tensions. Les relations se désagrègent, on est de plus en plus souvent confronté à des attitudes de « chacun pour soi ».
Tout le monde dans sa galère donc… Une vision bien sombre du monde d’aujourd’hui.
Hier soir, les discussions sur le projet de loi Création et Internet dit « HADOPI » se sont poursuivies à l’Assemblée nationale alors que le Parlement Européen avait pour la troisième fois adopté l’amendement 46 (ex-148) au Paquet Télécom.
L’amendement des eurodéputés pose en effet qu’aucune « restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux [d'Internet] sans décision préalable des autorités judiciaires », ce qui rend impossible pour la future Haute Autorité de prendre des sanctions de suspension d’accès à Internet.
Présent dans les tribunes, j’ai pu constater que cette décision du législatif européen n’a pas manqué de pimenter les débats, avec des députés déjà très remontés les jours précédents.
Détente en début de séance
Jean-Pierre Brard, comme d’habitude a réussi à (brièvement) détendre ses collègues, cette fois-ci avec une bouteille de vin. En invitant la ministre et le rapporteur à fêter le vote du Parlement Européen, le député de Montreuil a présenté le vin du domaine de Bérénas (dans le Languedoc) opportunément appelé « HADOPI » et dont les profits de vente sont reversés à l’association La Quadrature du Net.
Intrigué par cette bouteille, le député Jean-Pierre Soisson (UMP) s’est approché : « Ce que raconte M. Bloche [sur le vote des eurodéputés] n’a aucun intérêt. Au moins, une bouteille, cela a un autre charme ! »
Mais il dut rapidement revenir à son siège à l’invitation du président de séance.
La jalousie explique peut-être les râles poussés tout le long des discussions. (Lire la suite…)
Après la désormais fameuse scène des rideaux où des députés socialistes en embuscade ont fait basculé les votes, l’UMP surveille désormais tout mouvement à l’approche de l’hémicycle pour éviter des arrivées surprises.
Echangeant constamment avec Roger Karoutchi (secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement), ce sont ainsi 4 personnes qui se sont relayées hier pour compter les députés présents et verifier que les anti-HADOPI ne se retrouvent pas majoritaires.
Avec plus de quinze députés supplémentaires, aucun problème. Mais les préposés semblent avoir eu un moment de panique lorsque la différence fut réduite à 4, les sorties de la salle des séances sont devenues plus fréquentes.
Bon, les députés réquisitionnés ont passé le temps comme ils ont pu, entamant parfois la lecture d’un roman… (Lire la suite…)