Le Blog Action Day, c’est aujourd’hui.
Cette année, cet événement visant à attirer l’attention sur un des grands enjeux planétaires concerne la lutte contre la pauvreté.
Dans la continuité de mon stage et mon engagement pour l’Unicef (agence des Nations Unies pour l’enfance), je souhaite donc attirer votre attention sur la pauvreté affectant l’enfance dans le monde.
Toutes les 3,6 secondes, une personne meurt de faim. C’est habituellement un enfant de moins de cinq ans.
Ce sont les enfants qui souffrent le plus de la pauvreté. Si un cruel manque de biens et de services affecte tout être humain, il compromet avant tout les droits des enfants à la survie, à la santé et la nutrition, à l’éducation, à la participation, et à la protection contre les mauvais traitements et l’exploitation. La pauvreté crée des conditions qui nuisent au développement de l’enfant à tous les points de vue – mental, physique, affectif et spirituel.
Plus d’un milliard d’enfants sont cruellement privés d’au moins un bien ou un service pourtant essentiels à leur survie, à leur croissance et à leur développement.
Chaque privation aggrave l’effet des autres, et en présence de deux ou plus, l’impact sur les enfants peut devenir catastrophique.
La pauvreté exacerbe l’impact du VIH/SIDA et des conflits armés. Elle aggrave les disparités sociales, économiques et entre les sexes, et met à mal la protection du cadre familial.
La pauvreté est un facteur de la malnutrition, qui cause à son tour plus de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans dans les pays en développement.
Dans les pays en voie de développement, seulement huit pour cent des enfants sont victimes de la famine ou d’une situation d’urgence. [NDR : le soutien aux fonds humanitaires ne doit donc pas se faire qu'en situation de crise.] Plus de 90 pour cent souffrent de malnutrition et d’une carence en micronutriments chroniques.
Pour un enfant, il est essentiel de prendre un bon départ dans la vie à un très jeune âge, non seulement pour survivre mais pour se développer physiquement, intellectuellement et affectivement. Les privations empêchent les enfants de réaliser toute la mesure de leur potentiel, et renforcent le cycle sans fin de la pauvreté et de la faim dans une société.
L’éducation de base, les soins de santé, la nutrition et la protection produisent des résultats dont la magnitude dépasse largement le coût raisonnable de ces interventions. Pour les enfants, les chances de survivre et d’avoir un avenir productif sont décuplées – comme celles de créer une société mondiale véritablement équitable et pacifique.
En 2000, les Nations Unies s’étaient fixées pour objectif de réduire l’extrême pauvreté d’ici à 2015. Mais plus de 600 millions d’enfants (sans compter leur famille) vivent encore en dessous de ce seuil : avec moins d’un dollar par jour.
Je vous encourage donc vivement à participer à la protection de l’enfance en soutenant financièrement les actions de l’Unicef.