Des courses chez les cinq chevaux

Dès 7h30 ce matin, mon père et moi sommes allés chez un coiffeur situé à quelques encablures de notre immeuble.

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Dès 7h30 ce matin, mon père et moi sommes allés chez un coiffeur situé à quelques encablures de notre immeuble.

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Ce matin, nous sommes sortis plutôt tard, à 9h, pour nous rendre à Chashan, village au pied de « la montagne du thé » où habitent plusieurs branches de la famille.
Nous aurions pu prendre le 38, qui dépose directement devant le nouveau campus de l’université de Wenzhou, mais la tante qui nous a pris le jour de notre arrivée nous a refait la navette.

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Aujourd’hui, profitant de la fraîcheur matinale, je suis allé au supermarché du coin, ou du moins celui qu’on a repéré, il s’agit d’un endroit qui s’appelle « Renben ».

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Réveil très matinal aujourd’hui puisque dès 5 heures du matin j’ai eu droit à des pétards : une famille avait décidé d’emménager aujourd’hui et avait organisé une cérémonie pour faire fuir les démons…

J’en ai profité pour prendre en photo le lever de soleil, ou presque…

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Samedi, c’était donc départ vers la Chine pour mes parents et moi.

Dans ce périple de presque 10 000 kilomètres, nous sommes accompagnés de 4 couples oncles et tantes venus avec 9 cousins et 1 petit cousin. (Lire la suite…)
En ce moment même, je dois être en train d’embarquer pour la Chine avec mes parents.
Nous partons pour à peu près un mois et je vais aller voir mes grands-parents maternels dans la région de Wenzhou. Il n’est pas prévu de beaucoup bouger, la situation financière de ma famille est devenue instable depuis quelques semaines, donc il vaut mieux que l’on économise…
Nous partons de Paris à 13h40 avec un vol China Eastern pour arriver à 7h à Shanghai (+6h par rapport à Paris).

Ensuite on reprend un vol intérieur d’une durée d’une heure pour arriver à 11h à l’aéroport de Wenzhou.

Je vais essayer de vous tenir au courant de ce que je fais et de ce qui se passe (rien de bien passionnant probablement…) mais ça va dépendre du niveau de filtrage d’Internet.
Le retour à Paris est prévu le 9 août, mais notre avion va décoller le 8 août, 3 minutes seulement avant la cérémonie d’ouverture des J.O. de Beijing…
En attendant, ma soeur reste à Paris (et devrait pouvoir programmer l’enregistrement :D ).
Comme à chaque fois qu’ils vont en Chine, mes parents éprouvent le besoin de rapporter des cadeaux. Cette année, les courses ont eu lieu en période de soldes et quoi de mieux, en cette période sombre de pouvoir d’achat en chute, que de visiter les fameux magasins d’usines : temples du déstockage de vieilles collections et des surplus de production.

A défaut d’avoir un GPS facile d’utilisation, j’ai été réquisitionné avec ma soeur pour servir de copilotes à nos parents.
Et nous voici, à 2 heures de route de Paris, dans la ville des bonnes affaires textiles.
Bonnes ? pas autant que ça. Les vêtements vendus sont plutôt moches, je ne dis pas que je m’habille bien, au contraire je suis le premier à me plaindre, mais là les modèles vendus frisaient le ridicule léthal.

Slalomant entre les vieux habillés avec des marques de façon clownesque, les jeunes venus faire des soldes (avec une casquete jaune Burberry jurant avec un polo rayé Ralph Lauren et un pantalon de survêt’ Nike) et le Segway du gars apparemment en charge de la sécurité, nous avons eu bien du mal à trouver des achats potentiels. Anciennes collections, l’expression est faible pour décrire la réalité.
Ajoutons une horde d’autres Chinois expatriés (qui vont eux aussi revenir au pays) à la foule des soldes et vous obtenez des allées et un parking surchargés en moins de 2 heures.

La journée fut tellement barbante que j’ai préféré prendre en photo les abeilles au milieu de la lavande du parking…

En fin de journée, nous sommes rentrés avec bien peu de vêtements, l’essence nous aura peut-être coûté plus cher que ce qu’on aurait payé en fringues à Paris…
Mon année universitaire s’est arrêtée vendredi avec mon dernier oral et mon stage commence demain mardi chez TBWA\Corporate.
Logiquement ce lundi devait être une journée de repos, pas du tout.
Lever à 8 heures pour aller à l’ambassade de Chine.
J’arrive pile pour l’ouverture à 9h30, mais après avoir attendu 30 minutes à l’extérieur pour cause d’affluence, je calcule le temps qu’il me faut pour arriver aux guichets (compte tenu du nombre de personnes passées et du nombre de personnes dans la file). Apparemment, j’arriverais au bout à seulement 11h30, soit largement en retard pour arriver au rendez-vous qui arrive.
Je quitte donc la file mais vais à l’accueil pour me renseigner sur les nouvelles formalités spéciales de cette période olympique : j’apprends qu’il me manque une « lettre d’invitation » de mes grands-parents attestant que je suis hébergé chez eux. Avoir apporté les billets et les passeports chinois de mes parents ne suffit pas…
Merci donc à une bande d’agitateurs dont les gesticulations n’ont rien arrangé et emmerdent tous ceux qui veulent partir en Chine.
Rapide retour à la maison pour donner les instructions à mes parents, et je pars en direction de l’Université Paris 13 pour mon entretien de candidature en M1 Management des Innovations en Communication, où j’arrive 5 minutes avant l’heure convenue.
Mais les responsables de la filière ont du retard malgré la brièveté des entretiens (~10 minutes). Je passe à 12h35 et j’en ressors à 13h00 : on a pas mal parlé (plus que les candidates précédentes), de mon projet, de tendances du web, de l’université en elle-même… Finalement ça s’est pas si mal passé.
Départ pour l’Université Paris 8, mais en bus. Pas de bol, je l’ai raté de peu selon les horaires, je dois attendre 20 minutes. Le temps d’être dans le bâtiment d’accueil, il est 13h40. Dans les couloirs du bâtiment Culture et Communication, j’attends l’ouverture du secrétariat. J’ai de la chance, les étudiants de Master doivent rendre leurs mémoires aujourd’hui, la secrétaire est exceptionnellement là alors qu’elle n’ouvre que le mardi et le jeudi après-midi. Quand arrive mon tour, je lui demande quand seront envoyées les convocations d’entretien.
Hé bah non, pas d’entretien, les réponses sont basées uniquement sur les dossiers et seront envoyées mercredi. Mais, la secrétaire propose de jeter un coup d’oeil sur les listes établies par les professeurs responsables. Je suis pris en M1 Communication numérique : Conduite de projets et veille stratégique, et Littlegirl aussi. Super, je ne serai pas au milieu d’inconnus à la rentrée. En tout cas, la secrétaire a l’air très sympa aussi, ça devrait mieux se passer qu’avec la scolarité centrale de Paris 2…
Je passe deux étages en dessous voir une amie de l’IFP qui passe en entretien pour le master Création et Edition Numérique, ça s’est plutôt bien passé aussi, mais elle hésite à aller sur Metz où elle est acceptée.
A 15h30, retour sur Paris pour arriver gare Montparnasse où je profite du wifi pour voir ce qu’il s’est passé aujourd’hui, pas grand chose en fait, sauf Fabian accepté à HEC (félicitations !).
A 500 mètres m’attend l’IFP où je dois déposer mon attestation d’assurance pour faire valider ma convention que l’on a un temps cru perdue car transitant au siège de Paris 2. Ah bah non, le certificat envoyé en pdf ne convient pas à la secrétaire. Il faut un cachet de la société d’assurance et que ça mentionne clairement la couverture de la responsabilité civile.
17 heures, retour chez moi, je dois me préparer pour la Mixblog. Mes parents m’apprennent que mes cousins ont déposé leurs demandes de visa sans problème et sans lettre d’invitation, l’humeur changeante des guichetières paraît-il… Ainsi, grâce à la paperasse, ce qui devait être réglé aujourd’hui va donc devoir être reprogrammé dans un agenda rempli pour les semaines qui viennent…
J’espère que la soirée sera meilleure que cette journée quasi inutile. Même la bonne nouvelle de Paris 8 aurait fini par arriver en fin de semaine…
Mon père vient de réserver les billets pour les vacances. Je pars de France le 12 juillet, vais passer 4 semaines sur Wenzhou et rentre le 9 août.
Comme l’année dernière, je vais bloguer mes journées en Chine et je prie donc pour que — contexte olympique aidant — Flickr et Dailymotion ne soient pas censurés (ça me fait aussi penser que je n’ai pas fini d’uploader les photos de l’an dernier…)
Cette fois-ci, pas de séjour à Shanghai puisque le transit ne durera que quelques heures. Ca fera donc près d’un mois dans la région natale de mes parents. J’espère que l’on se déplacera un peu, sans quoi je risque de m’ennuyer très rapidement… même si je vais y revoir mes grands parents, de nombreux oncles, tantes, familles par alliances, cousins, petits-cousins, arrières-petits-cousins (qui ont parfois 25 ans et m’appellent grand-tonton alors que je n’en ai que 22)…
C’est bête, avec ces dates, je vais manquer l’Incroyable Rallye le 14 juillet (que j’avais gagné avec une équipe extraordinaire l’an dernier) et la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à… 3 minutes près.
Plus embêtant, les formalités d’inscriptions en master risquent de tomber pendant mon séjour… Je n’aurais pas été contre un départ plus tardif, mais les prix sont une contrainte importante…
Question qu’on me pose très souvent et qui est revenue aujourd’hui, d’où vient le nom de mon pays d’origine ?
La question n’est pas anodine, les premiers chapitres des méthodes de chinois utilisées en France font souvent allusion au nom chinois de la Chine, mais jamais à l’étymologie du nom occidental.
Comme vous allez le constater, comme tous les peuples de l’Antiquité, les peuples de cette région du monde étaient très égocentristes. En chinois, « Chine » s’écrit 中國, ce qui signifie le Pays (國 guó) du Milieu (中 zhōng).
Le mot se transcrit Zhōng guó dans le système phonétique pinyin, que l’on prononcerait en gros djong kwo. Rien à voir avec Chine…
Le mot « Chine » vient en fait du nom du premier empire chinois : l’Empire Qin (秦 Qín), fondé par Shǐ Huáng dì (始皇帝) « le premier auguste souverain ». Ici, la phonétique pinyin est trompeuse, Qín se prononce tchin : on retrouve bien la prononciation occidentale
Si vous souhaitez plus d’informations sur les différents noms utilisés pour désigner la Chine, vous pouvez lire Wikipédia en anglais où l’on soulève de nombreuses questions sur une apparition antérieure du mot « Chine ».
Encore une entorse dans mes révisions, je suis rapidement allé au défilé du Nouvel An Chinois dans le 13ème. J’aurais préféré voir celui qui passait par l’Hôtel de Ville mais bon, j’ai pas pu sortir hier.

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Bonnes années chinoise, coréenne, japonaise et vietnamienne ! C’est en effet le premier jour du premier cycle lunaire.
En Chine, nous entrons dans l’année 4706, soit autant d’années depuis la naissance de l’Empereur Jaune Huangdi, fondateur de la civilisation chinoise.
Dans l’astrologie chinoise, c’est le début de l’année du Rat. Contrairement à ce qu’indiquent honteusement de nombreux charlatans, les calendriers chinois et grégoriens sont décalés, tous ceux nés en 2008 ne sont pas forcément des rats. Ceux nés entre le 1er janvier et la première nouvelle lune de l’année sont du signe du cochon. (Je suis né un 8 janvier, avant la première nouvelle lune de 1986 et donc je ne suis pas tigre, mais buffle…).
Habituellement pour le Nouvel An Chinois, également fête du printemps (sauf qu’il ne fait pas bien chaud en Chine en ce moment), on fait exploser des pétards devant sa porte pour chasser les esprits, on offre des pochettes rouges hongbao avec de l’argent dedans, on accroche aussi le signe du bonheur sur sa porte et à l’envers parce que ça veut dire qu’il arrive.
Des défilés du dragon auront lieux ce dimanche dans les 3ème et 13ème arrondissements.
Préparatifs dès 10h, prolongé jusqu’à 21h.
5ème étage, ascenseur en panne.
De la vaisselle, des chaises et les plats à remonter à pied.
14 gamins qui sautent, courent, crient, réclament des bonbecs…
Du jus d’orange renversé dans les chaussures.
Des pères qui se mettent à jouer joyeusement aux cartes après avoir vidé les réserves de rouge…
Les mères qui racontent des potins de concierges.
Pas étonnant que j’aie mal à la tête après ce déjeuner en famille…
Bientôt, des agents de police virtuels patrouilleront sur les principaux portails internet chinois, c’est ce qu’a annoncé hier le ministère chinois de la Sécurité Publique.
Ces petits personnages en flash apparaitront toutes les demi-heures sur ces sites pour dissuader les Chinois d’accéder à des contenus illégaux (piratage, sites contraires à la position de Pékin, pornographie…).

Je ne suis pas sûr que ça serve à grand chose. Dans la vie réelle, les patrouilles ne dissuadent guère ; on voit fréquemment des policiers passer devant des contrefaçons sans réagir…
> Dépêche AP (en anglais). (Lire la suite…)
Avec la réouverture du magasin de mes parents, le cinéma et d’autres contre-temps, je n’ai pas vraiment pu continuer le tri des photos de Chine, mais ça avance, ça avance…
Aujourd’hui, je finis de publier les photos de mon passage à Shanghai et on arrive à Hangzhou.
> Deuxième jour à Shanghaï : plus de 35 degrés.
> Troisième jour en Chine : Départ vers Hangzhou.
> Album Flickr de mon voyage (remplissage progressif).
J’ai commencé à trier les photos que j’ai prises en Chine. Mais pour les choisir et les publier, ça va être assez long… J’en ai faites plus de 5500, et ce, malgré la trempette de mon Nikon S1 au cours du voyage.
Aujourd’hui, on commence donc par mon arrivée en Chine. Le post, daté du 21 juillet, est désormais encombré de photos…
Sinon, le suivi est peut-être plus facile directement dans l’album Flickr consacré que je remplis au fur et à mesure.
Message initial
Je suis enfin rentré en France, mais suis épuisé par le deuxième vol : c’était une véritable crèche volante dans tous les sens du termes (oui oui, avec les gosses et les bestiaux). Je ne vais pas m’étendre tout de suite dessus, je vais d’abord faire un petit dodo que les doigts de pieds de derrière m’ont (entre autres) empêché de faire…
Nous sommes sortis de chez ma tante vers 18h, sous un orage qui avait commencé une heure plus tôt. Après avoir chargé le mini-van de mon oncle, nous avons pris la direction de l’aéroport où nous sommes arrivés à 18h50.
L’enregistrement des bagages avait commencé à 18h30, et nous nous retrouvions en bout de file. C’est donc sans surprise que mes parents et moi avons été éparpillés dans l’avion, occupant les derniers sièges disponibles.
Passés les contrôles de sécurité, nous avons eu la surprise de trouver l’oncle et la tante aux 7 valises, leur avion a été retardé en raison du mauvais temps et est prévu pour 20h10 au lieu de 18h40. Alors qu’ils devaient arriver une heure et demi avant nous, nous embarquions finalement avant eux, à l’heure prévue… Ils ont pu emporter l’ensemble de leurs bagages à main, les autorités aéroportuaires semblent tolérer plus que ce qu’impose la réglementation.
L’aérogare étant au niveau du sol, il n’y a pas de passerelle menant directement à l’avion. Nous y avons donc accédé par un bus, par l’escalier habituel.
Pas de surprise dans ce B737-700, les coffres ne sont pas assez grands pour accueillir les volumineux bagages à mains des passagers. Les hôtesses doivent demander aux passagers de mettre des sacs sous les sièges…
Contrairement à ce qui se pratiquait il y a 6 ans, on ne nous distribue plus de collation (une petite boîte dans laquelle on trouvait quelques pâtisseries) mais seulement une simple bouteille d’eau minérale…
Nous arrivons à 21h35, en retard de plus de 30 minutes à l’aéroport de Shanghai Pudong, heureusement notre vol suivant se trouve dans le même aéroport. D’autres passagers, moins chanceux, doivent se dépêcher d’aller à l’aéroport Honqiao qui se trouve à l’autre bout de l’agglomération…
Sur le tapis, pas mal de surprises, les Chinois prennent décidément de tout et de n’importe quoi en bagages : une balayette (soigneusement emballée, que l’on retrouvera à Paris CDG), une poussette (encore dans son carton d’emballage), un carton de bières, un canard fumé emballé sous vide, un carton d’agrumes, des cannes à pèche,…
Comme il est tard (22h, l’aéroport est déjà vide), le hall de transit est fermé. Il nous faut sortir pour faire l’enregistrement sur le vol pour Paris et refaire toutes les formalités de contrôles.
A l’arrivée en Chine, trois formulaires (immigration, douanes et salubrité), voici donc les deux formulaires de sortie : immigration et douanes.
Aux contrôles de sécurité, les rayons X révèlent un contenant à liquides d’une capacité supérieure de 5mL. Il s’agit d’une crème pour le visage que nous devons abandonner…
Dans la zone sécurisée, les duty free sont presque tous fermés, dommage pour le shopping. de toute façon, il ne reste plus que 15 minutes avant l’embarquement. Dans la foule de personnes qui attendent : des étudiants, des conjoint(e)s qui rentrent en France après avoir visité la belle-famille chinoise, des businessmen,… et surtout une majorité de gens parlant le dialecte Wenzhou qui sont rentrés au pays comme nous pour les vacances…
En m’installant dans l’A340-400 de China Eastern, je découvre que le confort est bien moindre que lors du vol Air France de l’aller, alors que ce vol est en partage de code avec cette dernière compagnie. On a bien moins de place pour les jambes, 3 écrans cathodiques dans le plafond au lieu des LCD individuels, pas de masque pour les yeux, néon qui a du mal à fonctionner, habillage du siège qui se décolle…
Le vol décollant de nuit, se déroulant de nuit et atterrissant avant l’aube, il n’y a pas grand chose à prendre en photo par les hublots, de toute façon, je n’y ai pas accès : ceux des portes sont couverts et je me trouve dans l’allée centrale…
Le dîner (servi à 0h46, soit 18h46 à Paris) est décevant, il s’agit d’un plateau-repas à la chinoise avec pour seul choix : riz ou nouilles. La salade servie est dégueulasse (salade façon carton, maïs farineux), le riz est dur, les nouilles sont collées entre elles, le poisson se décompose sous la fourchette et les morceaux de pastèque sont congelés. Seuls le bonbon à la menthe fourni et le petit pain brioché que l’on ne distribue qu’à la fin de ce qu’on veut faire passer pour un repas conviennent…
Le vol est mouvementé, les Chinois de Wenzhou, regroupés entre eux, sont loin d’être disciplinés : les voisins de derrière (une famille qui parlent le français et le wenzhou façon « racaille ») étendait ses jambes n’importe comment et l’on se retrouvait avec des orteils sur les accoudoirs (sans compter les nombreux coups dans le siège…), la voisine d’allée n’arrêtait pas de jeter des regards sur nous, une autre qui arrête pas de s’écrier qu’il faut désodoriser l’avion (elle avait plutôt raison, la quasi-totalité des chaussettes et des pieds était à l’air libre), des gosses qui crient et courent dans tous les sens (y compris alors que les lumières sont éteintes pour permettre le sommeil), les coffres qui claquent parce que la maman a oublié de prendre la crayon de couleur bleu foncé dans le sac à dos Barbie de la petite (il faut préciser parce que la petite a emmené plusieurs sacs…). Bref, je regrette le confort d’Air France (champagne et glaces à tout heure) et la quiétude des touristes français…
Les divertissements imposés par les énormes écrans qui pendent au plafond sont sans grand intérêt et de tout façon, personne ne regarde, sauf lorsque des infos sur le vol s’affichent.
Ce qu’on propose pour les petites faims n’est guère meilleur que le dîner : il s’agit de brioches vapeur à la croûte durcie et calcinée…
Le petit-déjeuner est servi à 3h30 du matin (heure de Paris). Il s’agit de nouilles ou d’une omelette-saucisse, avec une génoise colorée en vert, de tomates cerises et d’un pain feuilleté (genre croissant en moins sucré et sans beurre).
L’atterrissage a lieu à 5h20 du matin, avec une heure d’avance. Tant mieux, ce vol ne me manquera pas…
Plus tard dans les posts de chaque journée, je mettrai quelques unes des photos prises…
Après un réveil assez long, nous nous sommes remis au rangement, surtout pour pouvoir libérer la chambre d’hôtel avant midi.
Chacun avec plusieurs sacs dans les mains, nous sommes allés chez ma tante (celle-là même où nous avions déposé les sacs à notre arrivée) pour pouvoir ranger correctement nos trois valises.
Ce travail fut interrompu à 12h30 pour un dernier déjeuner avec mes grands-parents maternels, où l’une de mes tantes (qui part aussi aujourd’hui) range également ses affaires.
Son mari l’ayant abandonnée pour discuter avec ses propres parents, elle se trouve à gérer le remplissage de ses 7 bagages en soute et des bagages à mains que ses enfants devront porter (3 sacs pour chacun des 3 gosses tandis qu’elle et son mari en porteront 4 ou 5, selon ce qu’ils auront réussi à caser dans les valises). Je ne suis pas sûr que les contrôles de sécurité laisseront passer tout cela, mais bon, ils n’avaient pas à acheter tant d’objets superflus (une bouée, un ballon de basket, des fournitures scolaires pour une classe entière…).
Après le déjeuner, nous avons même dû donner un coup de main à la pauvre mémère qui n’arrivait plus à ranger tout ce bazar (alors que nous n’avons pas fini non plus de notre côté). Quel c** aussi ce mari qui ne revient pas pour faire ses bagages…
Après le retour tant attendu de ce mari vers 14h, nous sommes à présent de retour chez la tante des bagages, mes parents gèrent tous seuls le rangement de la dernière valise (qui devrait être la plus odorante avec les crevettes et la viande séchées).
Notre premier vol partira de l’aéroport de Wenzhou (45 minutes de route jusque là-bas selon mon oncle) et arrivera à l’aéroport de Shanghai Pudong où nous devrons patienter quelques heures, probablement en zone duty free où mes parents profiterons des boutiques homonymes.
Vers minuit (heure de Shanghai), nous récupèrerons un Airbus en direction de Roissy pour une arrivée vers 6h30 du matin le mardi 14 août (heure de Paris).
Je reviendrai avec seulement six piqures de moustiques, les autres fois, j’en avais ce nombre rien que sur un pied… La pollution y est sûrement pour quelque chose, les eaux ne sont plus assez propres pour le développement de ces bébêtes.
Je regrette ne pas pas avoir trouvé de carte postale au cours de mon séjour, je me souviens en avoir promis à beaucoup de gens mais malheureusement, les Chinois ne semblent pas en vendre (la dernière fois, il y a six ans, j’avais dû en acheter à Hong Kong)…
Dès mon réveil à 10h, j’ai commencé à ranger mes affaires, nous partons demain. Il va y avoir pas mal de boulot avec toutes les co(cho)nneries qu’on nous a donné (viandes séchées, thés divers, confiseries chinoises…). Celles-ci nous ont obligés à ne presque rien acheter en vêtement (par rapport à ce qu’on prévoyait) pour que ça puisse rentrer dans les bagages…
L’une de mes tantes, qui rentre aussi demain, mais par un autre vol, a décidé de quand même acheter des tonnes de vêtements et de livres, mais elle peut se le permettre avec ses 3 enfants qui ont chacun droit à 30 kilos de bagages…
C’est justement son mari qui nous invite à déjeuner ce midi, nous nous trouvons rassemblés dans un restaurant de Chashan, l’un des meilleurs du village semble-t-il, avec la famille de cet oncle, mes grands-parents et des amis de mon oncle. Le repas était classique du côté du contenu (on verra mieux ce que j’appelle par « classique » quand j’aurai mis les photos en ligne).
Par contre, les locaux sont plutôt sales par rapport à ce qu’on trouve en ville. On a ainsi vu passer un cafard de plus de 5 centimètres de longueur sur le mur, les nappes portaient encore des traces de taches et il ne fallait pas rester plus d’une minute aux toilettes sous peine d’être asphyxié…
Après cela, mon père et moi sommes allés chez un coiffeur (finalement pas le même que mes cousins germains) pendant que ma mère allait papoter chez l’une de ses belles-sœurs.
Pour 20¥, j’ai eu droit à la coupe, un massage du crâne, un nettoyage des oreilles (!), un massage des bras et du dos, et enfin deux shampoings (avant et après la coupe). Ca détend énormément, dommage qu’on ne puisse pas trouver ça en France (ni pour 2€, ni pour 20€…).
En rentrant à l’hôtel, j’ai rangé le bazar qui s’était accumulé dans mon sac à dos (beaucoup de cartes de visite et de coupons de réductions) et ai retiré tous les objets et les liquides (doit tenir dans un sac de 20x20cm et pas de contenant de plus de 10cL) susceptibles de me poser problème lors des contrôles de sécurité.
Je me suis ensuite adonné à un exercice d’optimisation d’espace (un Tetris en 3D ?) en plaçant les livres et les magazines que j’ai achetés dans un pavé rectangulaire. Je suis assez content du résultat, c’est plus compact que la pile qui s’appuyait sur le mur de la chambre.
Le soir venu, je suis encore allé chez mes grands-parents maternels pour le dîner avec encore un retour en moto.
Deux repas au restaurant aujourd’hui. Le premier pour fêter l’entrée à l’université de l’un de mes cousins, l’autre pour le retour en Chine de la famille d’un cousin (venu avec sa femme et son fils).
Peu après mon réveil vers 10h00, je me suis retrouvé dans le taxi avec mes parents en direction d’un hôtel-restaurant se trouvant (encore) à côté de la gare.
Pendant que le cousin bachelier (il faut avoir obtenu l’équivalent du bac et présenter un dossier pour postuler dans une université) recevait ses amis et ses profs (oui, on invite ses profs à la fête, même ceux qu’on n’aime pas) au bar de l’hôtel, nous montions au restaurant pour retrouver le reste de la famille. Là, j’ai croisé beaucoup de gens du côté de ma mère que je ne connaissais pas (cousine de ma grand-mère, nièce de la cousine par alliance de mon oncle…) et qui ne devraient pas non plus se souvenir de moi…
Ce fut encore un repas assez classique (crevettes séchées, méduse, langues de canard, crustacés, langouste, nouilles, soupe d’ailerons de requins, courges, poissons à la sauce de soja,..) qui s’est conclu pour une fois par des gâteaux (alors que l’on n’a que des fruits habituellement). Ces derniers étaient des tartelettes aux oeufs, des gâteaux à la noix de coco (avec plein de chantilly par dessus) et d’autres avec des gelées (lait-miel ou haricot rouge)…
Après cela, nous sommes partis à pied de l’autre côté de la gare pour rejoindre le frère de mon père, chez qui se trouve le cousin venu d’Espagne. Ma mère n’a toutefois pas pu résister à l’envie de visiter un marché aux chaussures… Là, on trouve vraiment de tout au niveau des chaussures pour femmes (entre 10 et 35¥ la paire), mais pour tout ce qui est chaussures hommes et de sport, on ne trouve que des imitations, les modèles sans marque étant laids…
Ma mère a tenté de me convaincre de choisir et d’acheter une paire, en vain, puisque je refuse de porter de l’ »Adadis », du « Kuppa » ou du « Pumo ». Un vendeur, qui m’a entendu dire que c’était du faux, a voulu m’expliquer que c’était des vraies avec des fautes de frappes sur lesquelles on a réduit les prix pour les écouler…
Nous sommes finalement ressortis de ce bâtiment avec seulement (et heureusement) une paire de chaussure à talons.
Après cet épisode qui a duré deux bonnes heures, nous sommes parvenus à bon port et avons pu partager un thé avec ma cousine par alliance. J’ai ensuite fait quelques photos de mon petit-cousin sur Photo Booth (un logiciel Mac) alors qu’il me disait des trucs en espagnol (j’ai pas compris grand chose, mais c’était pas des insultes sinon sa mère aurait réagi).
A 18h30, nous nous sommes rendus au restaurant où mon cousin avait réservé une petite salle avec deux tables. Rejoints par quelques collègues de son père et ar quelques uns de ses amis, on a encore eu des plats assez habituels (soupe de concombres de mer, chair de langouste crue, crêpes frites, pain de poisson, omelette d’huitres, beignets de crabe, gelée de brocolis,…)
Avec la bière, la boisson la plus bue lors des repas est sans conteste à Wenzhou le Wang Lao Ji, une boisson à base de thé. Le cola, quelque soit sa marque n’est pas tellement apprécié ici à cause de son goût bizarre (il est même possible que le Sprite soit plus bu que le Coca…).
Le retour à Chashan s’est fait vers 21h. Les bus classiques étant rares à cette heure, nous avons pris le premier transport en commun qui fut un minibus.
Le temps était plutôt couvert aujourd’hui bien qu’il n’y ait pas eu d’averse prolongée comme ces derniers jours. On a toutefois eu droit à de nombreuses pluies-minute : des douches qui tombaient sans crier gare et qui se finissaient dans la minute qui suivait…
Réveillé à nouveau par un cortège funèbre à 5h50 du matin (avec des bruitages qui rassemblaient cette fois-ci plus aux vieux trains à vapeurs qu’au Chanana d’Intervilles), je ne suis sorti de mon lit que vers 10h30 pour voir mes cousins germains qui partaient ce soir.
Comme eux, nous devrions avoir les valises à préparer lundi, des bagages pleins à craquer tant on nous charge d’objets à rapporter en France pour telle ou telle autre personne qui n’est pas rentrée cette année…
Après un déjeuner classique chez leurs grands-parents paternels chez lesquels ils sont hébergés, nous nous sommes dirigé vers un coiffeur où mes cousins germains et leur mère se sont fait une coupe pour être présentables au retour. Dans ce salon, ils ont eu droit à un petit massage, deux shampoings et un brushing pour 10¥ chacun (15 pour la mère) tandis que d’autres clients avaient quasiment demandé un massage du dos pour 5 yuans de plus…
Passage ensuite au supermarché où mes cousins-germains ont fait des provisions de chips et de nouilles instantanées puisque la nourriture servie dans les avions China Eastern n’est pas terrible…
Nous sommes enfin allés dans ma chambre d’hôtel où ils ont regardé leurs mails qu’ils n’avaient pas ouverts depuis un mois. Puis vers 15h30, ils sont retournés chez leurs grands-parents pour les derniers préparatifs.
Après une sieste, j’ai rejoint mes parents pour un dîner encore chez mes grands-parents maternels, puis je suis rentré encore à moto.
Comme vous le voyez, la journée ne fut pas tellement intéressante…
Encore une matinée passée à l’hôtel, mais nous avons été forcés par la pluie qui ne voulait résolument pas cesser. Heureusement, nous n’avions rien de prévu.
A 11h30, nous avons été obligés de sortir car nous étions à nouveau invités à déjeuner, cette fois-ci par le beau-fils d’une grande-tante. Courte course sous la pluie battante, le taxi s’était arrêté un peu loin puisqu’il semble nous avoir vu au dernier moment. En montant, j’ai compris, la visibilité était faible et le débit des précipitations rendaient presque inutiles les essuie-glaces.
Le repas eut lieu dans l’est de Wenzhou, dans un restaurant qui mettait fièrement en avant ses ailerons de requins dans une vitrine… Menu assez identique aux autres, rien donc à signaler sinon que l’hôte avait commandé trop de plats et que les 4 derniers n’ont pas été touchés…
Parmi les personnes présentes, beaucoup d’inconnus, j’ai fait la connaissance de cousins de cousins germains et d’amis de ceux-ci (la famille est un concept très étendu ici). Je me suis installé à leur table sur leur invitation. Ces jeunes, tous âgés de 16 à 25 ans, étaient majoritairement des Chinois nés ou immigrés en France. Des conversations variées autour du plateau tournant, mais elles tournaient surtout autour du programme de l’après-midi et des préparatifs aux retours en France (nous rentrons à des dates différentes).
N’ayant rien de prévu, j’ai accepté de les accompagner dans le programme adopté qui consistait à passer dans un centre commercial consacré à l’informatique, puis dans un bowling/billard.
Dans ce centre commercial, beaucoup de contrefaçons, de faible qualité et présentes sur presque tous les stands. Les Chinois ont du mal à se dire que ce sont des faux, pourtant elles sont aisément reconnaissables à leurs fautes d’orthographe (« Sansumg »), un typographie louche (Sony en Arial) ou à un design différent. Beaucoup pensent naïvement que ce sont des modèles moins chers, pas destinés à durer.
Sensibles à la contrefaçon, ceux que j’accompagnais ont systématiquement refusé les iPod shuffle manifestement faux, l’un des cousins de cousins germains a même préféré prendre deux lecteurs mp4 (avec vidéo) de marque chinoise. J’ai aussi découragé l’un d’eux d’acheter une batterie d’ordinateur portable, en le mettant en garde contre les risques d’explosion de copies mal conçues. Au final, il y eut peu d’achats réalisés dans ce centre, à part ces lecteurs et un Memory Stick, les éventuels acquéreurs d’ordinateurs portables et d’appareil photo ayant été déçus par les configurations ou découragés par les prix.
A nouveau en taxi sous la pluie, nous nous sommes dirigés vers le bowling/billard où ils ont pris leurs habitudes depuis qu’ils sont sur Wenzhou. Situé sous un McDonald’s, à côté de Ren Min Lu (rue du Peuple, il y’en a une dans presque toutes les grandes villes chinoises et il y’a de grandes chances pour que ce soit la rue principale).
Les tables de billard et les pistes de bowling se louent à la durée (15 yuans de l’heure) mais elles semblent relativement peu fréquentées (il n’y avait qu’une famille et quelques jeunes à notre arrivée) malgré des signes d’usures évidents.
Je dois avouer que je suis totalement novice dans ces deux disciplines, et la chance du débutant semble bien n’être qu’un mythe : 24 quilles renversées sur… hem… 100 et, en plus des défaites, des boules sauteuses sur les tables de billard.
En sortant de ce sous-sol, à 17h30, la pluie avait cessé. Nous nous sommes dirigés vers un sushi bar (de la franchise daiwo sushi) où, séparés en deux équipes, nous nous sommes amusés à réaliser une pile d’assiette plus haute que celle des adversaires, sous les yeux amusés des autres clients qui ne comprenaient rien à ce que nous disions en français…
L’addition venue, et pour nous remercier de notre bonne humeur qui a animé l’atmosphère de la salle, nous nous sommes vus remettre quelques goodies : des tapis de souris et des éventails à l’effigie de la mascotte du restaurant.
A la sortie, nous nous sommes séparés, quelques uns devaient vite se rendre à l’aéroport puisque partant ce soir. J’ai suivi mes cousins-germains chez leurs grands-parents maternels avant de repartir sur Chashan.
Aujourd’hui, encore un temps couvert sur Wenzhou, il a plu jusque vers 11h et il n’était pas vraiment possible de sortir sans se faire mouiller.
Lorsque je suis sorti à 12h20, les ordures — que les gens jettent sans remords sur la voie publique — avaient déjà commencé à pourrir, dégageant une odeur fétide, pire que les durians… Probablement la chaleur mêlée à l’humidité qui ont persistées toute la nuit…
Déjeuner à nouveau chez ma grande-tante, à peu près les mêmes plats qu’hier même si ce n’étaient pas des restes.
Début d’après-midi au supermarché, je voulais acheter un parapluie tant que l’on avait seulement de petites gouttes. On y vend à peu près la même chose que ce qu’on pourrait avoir dans un Monoprix (alimentaire, vêtements, jouets, hygiène, cosmétiques, papeterie…), à noter la présence d’un imposant rayon climatiseurs (avec la chaleur qu’il fait c’est compréhensible).
Pour moi qui ne connais pas tout le vocabulaire alimentaire, il est assez difficile de comprendre ce qui est écrit sur les emballages. Heureusement, de nombreux produits arborent des illustrations explicites et des traductions en anglais (aussi approximatives qu’elles soient).
Je remarque la présence de gelée à quasiment tous les rayons alimentaires, moi qui n’aime pas cela… Il y en a dans les bonbons, en boissons (du thé en gelée…), de la gelée salée (avec par exemple du poisson en suspension…), des biscuits avec un coeur de gelée, etc.
Je suis rentré à temps à l’hôtel, un quart d’heure après, il tombait à nouveau des cordes… Cette fois-ci certains déchets étaient carrément charriés par les eaux au milieu des rues. Pour ceux que j’observais de ma fenêtre, il ne valait mieux pas porter des sandales ou des tongs.
Le dîner eu lieu peut après 18 heures chez mes grands-parents maternels, rien de particulier à signaler, sinon que le vent a violemment fermé plusieurs portes restées ouvertes pour aérer (ce qui n’était pas arrivé depuis un bon moment)…
Comme il ne pleuvait plus, je suis rentré en moto avec l’un de mes oncles (celui qui s’est chargé des bagages) tandis que mes parents sont rentrés à pied pour voir les boutiques de chaussures.
J’étais un peu inquiet, le sol — déjà inégal — était humide et couvert de saletés. De plus, j’ai fait le trajet sans casque, mais mon oncle n’en avait pas non plus. D’après lui, ça n’est pas obligatoire. De toute façon, je ne pense pas que les modèles chinois soient d’une réelle utilité : ce sont de simples casques de chantier (parfois avec une ridicule visière) qui ne maintiennent pas la nuque comme le font les casques aux normes européennes.
Edit 21h45 heure locale (15h45 à Paris) : il tombe à nouveau des trombes…
En Chine, il est 20h08. Dans exactement un an débutera la cérémonie d’ouverture des vingt-neuvièmes olympiades. Une date très symbolique puisque ce sera le 08/08/08 à 08.08pm, le 8 étant censé porter chance.
L’obtention des Jeux Olympiques est en Chine une fierté nationale, et de nombreuses marques se sont disputées les titres de partenaires et de fournisseurs officiels.
Les marques olympiques sont aujourd’hui déclinées à toutes les sauces, et l’on trouve des boutiques d’objets officiels un peu partout (il y en a même sur Wenzhou qui n’accueille pourtant pas d’épreuves) même si celles-ci ont l’air bien peu fréquentées…
Les boutiques ne servent qu’à abriter les touristes sans parapluie lors des averses…

On trouve aussi des secteurs assez étranges, qui n’ont rien à voir avec le sport, qui affirment avoir le soutien du comité olympique (ex : des pompes hydrauliques). Les rues sont ainsi envahies de vrais et faux partenaires officiels et il est quasiment impossible de ne pas voir au moins un des logos conçus pour l’événement.
A la longue, la marque Beijing 2008 pourrait bien devenir trop présente et l’engouement s’essoufler…
Mes parents et moi ne sommes pas sortis de Chashan de la journée…
Grasse matinée tout d’abord, mes parents vont pendant ce temps chez ma grande-tante pour discuter avec sa fille ainée. A leur retour, ils m’apportent une brioche à la vapeur (on en a deux pour un demi-yuan) qui me sert de petit-déjeuner.
Le déjeuner a lieu chez le fils de cette grande-tante ; enfin un repas qui ne se déroule pas dans un restaurant. A chaque fois, on y mangeait à peu près la même chose et ça devenait lassant…
Au menu, des nouilles sautées aux haricots verts, du pain de poisson (découpé en fines tranches et à plonger dans de la sauce de soja vinaigrée), des boulettes de poisson, du poulet fumé, de la méduse (découpée en carrés plutôt qu’en lamelles comme les autres fois), un bouillon de poulet, des tubercules de taro, et des coquillages chinois dont je ne connais que le nom en wenzhou (que je ne peux donc pas traduire) qui sont comme des couteaux mais avec deux petites cornes qui dépassent.
L’après-midi, retour à l’hôtel, le soleil a bien tapé ce matin et il fait plus chaud que d’habitude dehors, mais des nuages arrivent… Pendant la sieste, il se met à pleuvoir, une grosse averse qui obscurcit tout d’un coup. Celle-ci est brève et il ne reste bientôt plus qu’une petite bruine. Il n’y avais pas eu de précipitation depuis mon arrivée, mais loin d’être une bonne nouvelle, cette pluie annonce l’arrivée d’une typhon…
La rapidité de ce déluge a rafraichi l’air, plus respirable, et ma mère en profite pour faire des courses avec la belle-fille de ma grande-tante.
A 17h30, nous retournons chez le mari de celle-ci pour le dîner. Dans la rue, la pluie semble avoir retardé la venue et l’installation des marchands ambulants. J’assiste ainsi à l’arrivée de leur cargaison et au montage de leurs stands (ou au déroulage de leur tapis).
J’en profite pour observer les plaques de leurs véhicules qui indiquent que la plupart des vendeurs de fruits et légumes proviennent des autres provinces chinoises alors que les vendeurs de bien non comestibles sont du Zhejiang (1/5 de la taille de la France).
Les restaurants de rue (montés et démontés le temps d’une soirée) sont tenus par des riverains qui préparent les plats chez eux et les transportent dans la rue principale. Ayant repéré le filon, ils concurrencent pas mal ceux qui tiennent un commerce en dur…
Le dîner est composé des restes du midi, et est encore abondamment arrosé de bières « Double Deer » et Tsingtao (qui n’est pas la même que celle vendue en France).
Dans 7 jours, je serai de retour à Paris.
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© Richard Ying • 1999-2012