Richard Ying – Blog

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15 août 2007

Dur, dur de trier…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 20:03. 2 commentaires.

J’ai commencé à trier les photos que j’ai prises en Chine. Mais pour les choisir et les publier, ça va être assez long… J’en ai faites plus de 5500, et ce, malgré la trempette de mon Nikon S1 au cours du voyage.

Aujourd’hui, on commence donc par mon arrivée en Chine. Le post, daté du 21 juillet, est désormais encombré de photos

Sinon, le suivi est peut-être plus facile directement dans l’album Flickr consacré que je remplis au fur et à mesure.

13 août 2007

Vingt-quatrième et dernier jour : dernières valises avant le départ

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 9:25. 2 commentaires.

Après un réveil assez long, nous nous sommes remis au rangement, surtout pour pouvoir libérer la chambre d’hôtel avant midi.
Chacun avec plusieurs sacs dans les mains, nous sommes allés chez ma tante (celle-là même où nous avions déposé les sacs à notre arrivée) pour pouvoir ranger correctement nos trois valises.

Ce travail fut interrompu à 12h30 pour un dernier déjeuner avec mes grands-parents maternels, où l’une de mes tantes (qui part aussi aujourd’hui) range également ses affaires.
Son mari l’ayant abandonnée pour discuter avec ses propres parents, elle se trouve à gérer le remplissage de ses 7 bagages en soute et des bagages à mains que ses enfants devront porter (3 sacs pour chacun des 3 gosses tandis qu’elle et son mari en porteront 4 ou 5, selon ce qu’ils auront réussi à caser dans les valises). Je ne suis pas sûr que les contrôles de sécurité laisseront passer tout cela, mais bon, ils n’avaient pas à acheter tant d’objets superflus (une bouée, un ballon de basket, des fournitures scolaires pour une classe entière…).
Après le déjeuner, nous avons même dû donner un coup de main à la pauvre mémère qui n’arrivait plus à ranger tout ce bazar (alors que nous n’avons pas fini non plus de notre côté). Quel c** aussi ce mari qui ne revient pas pour faire ses bagages…

Après le retour tant attendu de ce mari vers 14h, nous sommes à présent de retour chez la tante des bagages, mes parents gèrent tous seuls le rangement de la dernière valise (qui devrait être la plus odorante avec les crevettes et la viande séchées).

Notre premier vol partira de l’aéroport de Wenzhou (45 minutes de route jusque là-bas selon mon oncle) et arrivera à l’aéroport de Shanghai Pudong où nous devrons patienter quelques heures, probablement en zone duty free où mes parents profiterons des boutiques homonymes.
Vers minuit (heure de Shanghai), nous récupèrerons un Airbus en direction de Roissy pour une arrivée vers 6h30 du matin le mardi 14 août (heure de Paris).

Je reviendrai avec seulement six piqures de moustiques, les autres fois, j’en avais ce nombre rien que sur un pied… La pollution y est sûrement pour quelque chose, les eaux ne sont plus assez propres pour le développement de ces bébêtes.

Je regrette ne pas pas avoir trouvé de carte postale au cours de mon séjour, je me souviens en avoir promis à beaucoup de gens mais malheureusement, les Chinois ne semblent pas en vendre (la dernière fois, il y a six ans, j’avais dû en acheter à Hong Kong)…

12 août 2007

Vingt-troisième et avant-dernier jour : rangement

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 15:50. Aucun commentaire.

Dès mon réveil à 10h, j’ai commencé à ranger mes affaires, nous partons demain. Il va y avoir pas mal de boulot avec toutes les co(cho)nneries qu’on nous a donné (viandes séchées, thés divers, confiseries chinoises…). Celles-ci nous ont obligés à ne presque rien acheter en vêtement (par rapport à ce qu’on prévoyait) pour que ça puisse rentrer dans les bagages…
L’une de mes tantes, qui rentre aussi demain, mais par un autre vol, a décidé de quand même acheter des tonnes de vêtements et de livres, mais elle peut se le permettre avec ses 3 enfants qui ont chacun droit à 30 kilos de bagages…

C’est justement son mari qui nous invite à déjeuner ce midi, nous nous trouvons rassemblés dans un restaurant de Chashan, l’un des meilleurs du village semble-t-il, avec la famille de cet oncle, mes grands-parents et des amis de mon oncle. Le repas était classique du côté du contenu (on verra mieux ce que j’appelle par « classique » quand j’aurai mis les photos en ligne).
Par contre, les locaux sont plutôt sales par rapport à ce qu’on trouve en ville. On a ainsi vu passer un cafard de plus de 5 centimètres de longueur sur le mur, les nappes portaient encore des traces de taches et il ne fallait pas rester plus d’une minute aux toilettes sous peine d’être asphyxié…

Après cela, mon père et moi sommes allés chez un coiffeur (finalement pas le même que mes cousins germains) pendant que ma mère allait papoter chez l’une de ses belles-sœurs.
Pour 20¥, j’ai eu droit à la coupe, un massage du crâne, un nettoyage des oreilles (!), un massage des bras et du dos, et enfin deux shampoings (avant et après la coupe). Ca détend énormément, dommage qu’on ne puisse pas trouver ça en France (ni pour 2€, ni pour 20€…).

En rentrant à l’hôtel, j’ai rangé le bazar qui s’était accumulé dans mon sac à dos (beaucoup de cartes de visite et de coupons de réductions) et ai retiré tous les objets et les liquides (doit tenir dans un sac de 20x20cm et pas de contenant de plus de 10cL) susceptibles de me poser problème lors des contrôles de sécurité.
Je me suis ensuite adonné à un exercice d’optimisation d’espace (un Tetris en 3D ?) en plaçant les livres et les magazines que j’ai achetés dans un pavé rectangulaire. Je suis assez content du résultat, c’est plus compact que la pile qui s’appuyait sur le mur de la chambre.

Le soir venu, je suis encore allé chez mes grands-parents maternels pour le dîner avec encore un retour en moto.

11 août 2007

Vingt-deuxième jour : encore deux restos…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 16:37. Aucun commentaire.

Deux repas au restaurant aujourd’hui. Le premier pour fêter l’entrée à l’université de l’un de mes cousins, l’autre pour le retour en Chine de la famille d’un cousin (venu avec sa femme et son fils).

Peu après mon réveil vers 10h00, je me suis retrouvé dans le taxi avec mes parents en direction d’un hôtel-restaurant se trouvant (encore) à côté de la gare.
Pendant que le cousin bachelier (il faut avoir obtenu l’équivalent du bac et présenter un dossier pour postuler dans une université) recevait ses amis et ses profs (oui, on invite ses profs à la fête, même ceux qu’on n’aime pas) au bar de l’hôtel, nous montions au restaurant pour retrouver le reste de la famille. Là, j’ai croisé beaucoup de gens du côté de ma mère que je ne connaissais pas (cousine de ma grand-mère, nièce de la cousine par alliance de mon oncle…) et qui ne devraient pas non plus se souvenir de moi…
Ce fut encore un repas assez classique (crevettes séchées, méduse, langues de canard, crustacés, langouste, nouilles, soupe d’ailerons de requins, courges, poissons à la sauce de soja,..) qui s’est conclu pour une fois par des gâteaux (alors que l’on n’a que des fruits habituellement). Ces derniers étaient des tartelettes aux oeufs, des gâteaux à la noix de coco (avec plein de chantilly par dessus) et d’autres avec des gelées (lait-miel ou haricot rouge)…

Après cela, nous sommes partis à pied de l’autre côté de la gare pour rejoindre le frère de mon père, chez qui se trouve le cousin venu d’Espagne. Ma mère n’a toutefois pas pu résister à l’envie de visiter un marché aux chaussures… Là, on trouve vraiment de tout au niveau des chaussures pour femmes (entre 10 et 35¥ la paire), mais pour tout ce qui est chaussures hommes et de sport, on ne trouve que des imitations, les modèles sans marque étant laids…
Ma mère a tenté de me convaincre de choisir et d’acheter une paire, en vain, puisque je refuse de porter de l’ »Adadis », du « Kuppa » ou du « Pumo ». Un vendeur, qui m’a entendu dire que c’était du faux, a voulu m’expliquer que c’était des vraies avec des fautes de frappes sur lesquelles on a réduit les prix pour les écouler…
Nous sommes finalement ressortis de ce bâtiment avec seulement (et heureusement) une paire de chaussure à talons.

Après cet épisode qui a duré deux bonnes heures, nous sommes parvenus à bon port et avons pu partager un thé avec ma cousine par alliance. J’ai ensuite fait quelques photos de mon petit-cousin sur Photo Booth (un logiciel Mac) alors qu’il me disait des trucs en espagnol (j’ai pas compris grand chose, mais c’était pas des insultes sinon sa mère aurait réagi).

A 18h30, nous nous sommes rendus au restaurant où mon cousin avait réservé une petite salle avec deux tables. Rejoints par quelques collègues de son père et ar quelques uns de ses amis, on a encore eu des plats assez habituels (soupe de concombres de mer, chair de langouste crue, crêpes frites, pain de poisson, omelette d’huitres, beignets de crabe, gelée de brocolis,…)
Avec la bière, la boisson la plus bue lors des repas est sans conteste à Wenzhou le Wang Lao Ji, une boisson à base de thé. Le cola, quelque soit sa marque n’est pas tellement apprécié ici à cause de son goût bizarre (il est même possible que le Sprite soit plus bu que le Coca…).

Le retour à Chashan s’est fait vers 21h. Les bus classiques étant rares à cette heure, nous avons pris le premier transport en commun qui fut un minibus.

10 août 2007

Vingt-et-unième jour : rien de passionnant…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 15:29. Aucun commentaire.

Le temps était plutôt couvert aujourd’hui bien qu’il n’y ait pas eu d’averse prolongée comme ces derniers jours. On a toutefois eu droit à de nombreuses pluies-minute : des douches qui tombaient sans crier gare et qui se finissaient dans la minute qui suivait…

Réveillé à nouveau par un cortège funèbre à 5h50 du matin (avec des bruitages qui rassemblaient cette fois-ci plus aux vieux trains à vapeurs qu’au Chanana d’Intervilles), je ne suis sorti de mon lit que vers 10h30 pour voir mes cousins germains qui partaient ce soir.
Comme eux, nous devrions avoir les valises à préparer lundi, des bagages pleins à craquer tant on nous charge d’objets à rapporter en France pour telle ou telle autre personne qui n’est pas rentrée cette année…

Après un déjeuner classique chez leurs grands-parents paternels chez lesquels ils sont hébergés, nous nous sommes dirigé vers un coiffeur où mes cousins germains et leur mère se sont fait une coupe pour être présentables au retour. Dans ce salon, ils ont eu droit à un petit massage, deux shampoings et un brushing pour 10¥ chacun (15 pour la mère) tandis que d’autres clients avaient quasiment demandé un massage du dos pour 5 yuans de plus…

Passage ensuite au supermarché où mes cousins-germains ont fait des provisions de chips et de nouilles instantanées puisque la nourriture servie dans les avions China Eastern n’est pas terrible…

Nous sommes enfin allés dans ma chambre d’hôtel où ils ont regardé leurs mails qu’ils n’avaient pas ouverts depuis un mois. Puis vers 15h30, ils sont retournés chez leurs grands-parents pour les derniers préparatifs.

Après une sieste, j’ai rejoint mes parents pour un dîner encore chez mes grands-parents maternels, puis je suis rentré encore à moto.

Comme vous le voyez, la journée ne fut pas tellement intéressante…

9 août 2007

Vingtième jour : après-midi entre jeunes

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 17:16. Aucun commentaire.

Encore une matinée passée à l’hôtel, mais nous avons été forcés par la pluie qui ne voulait résolument pas cesser. Heureusement, nous n’avions rien de prévu.

A 11h30, nous avons été obligés de sortir car nous étions à nouveau invités à déjeuner, cette fois-ci par le beau-fils d’une grande-tante. Courte course sous la pluie battante, le taxi s’était arrêté un peu loin puisqu’il semble nous avoir vu au dernier moment. En montant, j’ai compris, la visibilité était faible et le débit des précipitations rendaient presque inutiles les essuie-glaces.

Le repas eut lieu dans l’est de Wenzhou, dans un restaurant qui mettait fièrement en avant ses ailerons de requins dans une vitrine… Menu assez identique aux autres, rien donc à signaler sinon que l’hôte avait commandé trop de plats et que les 4 derniers n’ont pas été touchés…
Parmi les personnes présentes, beaucoup d’inconnus, j’ai fait la connaissance de cousins de cousins germains et d’amis de ceux-ci (la famille est un concept très étendu ici). Je me suis installé à leur table sur leur invitation. Ces jeunes, tous âgés de 16 à 25 ans, étaient majoritairement des Chinois nés ou immigrés en France. Des conversations variées autour du plateau tournant, mais elles tournaient surtout autour du programme de l’après-midi et des préparatifs aux retours en France (nous rentrons à des dates différentes).

N’ayant rien de prévu, j’ai accepté de les accompagner dans le programme adopté qui consistait à passer dans un centre commercial consacré à l’informatique, puis dans un bowling/billard.
Dans ce centre commercial, beaucoup de contrefaçons, de faible qualité et présentes sur presque tous les stands. Les Chinois ont du mal à se dire que ce sont des faux, pourtant elles sont aisément reconnaissables à leurs fautes d’orthographe (« Sansumg »), un typographie louche (Sony en Arial) ou à un design différent. Beaucoup pensent naïvement que ce sont des modèles moins chers, pas destinés à durer.
Sensibles à la contrefaçon, ceux que j’accompagnais ont systématiquement refusé les iPod shuffle manifestement faux, l’un des cousins de cousins germains a même préféré prendre deux lecteurs mp4 (avec vidéo) de marque chinoise. J’ai aussi découragé l’un d’eux d’acheter une batterie d’ordinateur portable, en le mettant en garde contre les risques d’explosion de copies mal conçues. Au final, il y eut peu d’achats réalisés dans ce centre, à part ces lecteurs et un Memory Stick, les éventuels acquéreurs d’ordinateurs portables et d’appareil photo ayant été déçus par les configurations ou découragés par les prix.

A nouveau en taxi sous la pluie, nous nous sommes dirigés vers le bowling/billard où ils ont pris leurs habitudes depuis qu’ils sont sur Wenzhou. Situé sous un McDonald’s, à côté de Ren Min Lu (rue du Peuple, il y’en a une dans presque toutes les grandes villes chinoises et il y’a de grandes chances pour que ce soit la rue principale).
Les tables de billard et les pistes de bowling se louent à la durée (15 yuans de l’heure) mais elles semblent relativement peu fréquentées (il n’y avait qu’une famille et quelques jeunes à notre arrivée) malgré des signes d’usures évidents.
Je dois avouer que je suis totalement novice dans ces deux disciplines, et la chance du débutant semble bien n’être qu’un mythe : 24 quilles renversées sur… hem… 100 et, en plus des défaites, des boules sauteuses sur les tables de billard.

En sortant de ce sous-sol, à 17h30, la pluie avait cessé. Nous nous sommes dirigés vers un sushi bar (de la franchise daiwo sushi) où, séparés en deux équipes, nous nous sommes amusés à réaliser une pile d’assiette plus haute que celle des adversaires, sous les yeux amusés des autres clients qui ne comprenaient rien à ce que nous disions en français…
L’addition venue, et pour nous remercier de notre bonne humeur qui a animé l’atmosphère de la salle, nous nous sommes vus remettre quelques goodies : des tapis de souris et des éventails à l’effigie de la mascotte du restaurant.

A la sortie, nous nous sommes séparés, quelques uns devaient vite se rendre à l’aéroport puisque partant ce soir. J’ai suivi mes cousins-germains chez leurs grands-parents maternels avant de repartir sur Chashan.

8 août 2007

Dix-neuvième jour : temps lourd…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 15:24. Aucun commentaire.

Aujourd’hui, encore un temps couvert sur Wenzhou, il a plu jusque vers 11h et il n’était pas vraiment possible de sortir sans se faire mouiller.

Lorsque je suis sorti à 12h20, les ordures — que les gens jettent sans remords sur la voie publique — avaient déjà commencé à pourrir, dégageant une odeur fétide, pire que les durians… Probablement la chaleur mêlée à l’humidité qui ont persistées toute la nuit…

Déjeuner à nouveau chez ma grande-tante, à peu près les mêmes plats qu’hier même si ce n’étaient pas des restes.

Début d’après-midi au supermarché, je voulais acheter un parapluie tant que l’on avait seulement de petites gouttes. On y vend à peu près la même chose que ce qu’on pourrait avoir dans un Monoprix (alimentaire, vêtements, jouets, hygiène, cosmétiques, papeterie…), à noter la présence d’un imposant rayon climatiseurs (avec la chaleur qu’il fait c’est compréhensible).
Pour moi qui ne connais pas tout le vocabulaire alimentaire, il est assez difficile de comprendre ce qui est écrit sur les emballages. Heureusement, de nombreux produits arborent des illustrations explicites et des traductions en anglais (aussi approximatives qu’elles soient).
Je remarque la présence de gelée à quasiment tous les rayons alimentaires, moi qui n’aime pas cela… Il y en a dans les bonbons, en boissons (du thé en gelée…), de la gelée salée (avec par exemple du poisson en suspension…), des biscuits avec un coeur de gelée, etc.

Je suis rentré à temps à l’hôtel, un quart d’heure après, il tombait à nouveau des cordes… Cette fois-ci certains déchets étaient carrément charriés par les eaux au milieu des rues. Pour ceux que j’observais de ma fenêtre, il ne valait mieux pas porter des sandales ou des tongs.

Le dîner eu lieu peut après 18 heures chez mes grands-parents maternels, rien de particulier à signaler, sinon que le vent a violemment fermé plusieurs portes restées ouvertes pour aérer (ce qui n’était pas arrivé depuis un bon moment)…

Comme il ne pleuvait plus, je suis rentré en moto avec l’un de mes oncles (celui qui s’est chargé des bagages) tandis que mes parents sont rentrés à pied pour voir les boutiques de chaussures.
J’étais un peu inquiet, le sol — déjà inégal — était humide et couvert de saletés. De plus, j’ai fait le trajet sans casque, mais mon oncle n’en avait pas non plus. D’après lui, ça n’est pas obligatoire. De toute façon, je ne pense pas que les modèles chinois soient d’une réelle utilité : ce sont de simples casques de chantier (parfois avec une ridicule visière) qui ne maintiennent pas la nuque comme le font les casques aux normes européennes.

Edit 21h45 heure locale (15h45 à Paris) : il tombe à nouveau des trombes…

Plus qu’un an…

Filed under: Côté chinois,Sports — Richard Ying @ 14:08. Aucun commentaire.

En Chine, il est 20h08. Dans exactement un an débutera la cérémonie d’ouverture des vingt-neuvièmes olympiades. Une date très symbolique puisque ce sera le 08/08/08 à 08.08pm, le 8 étant censé porter chance.

L’obtention des Jeux Olympiques est en Chine une fierté nationale, et de nombreuses marques se sont disputées les titres de partenaires et de fournisseurs officiels.
Les marques olympiques sont aujourd’hui déclinées à toutes les sauces, et l’on trouve des boutiques d’objets officiels un peu partout (il y en a même sur Wenzhou qui n’accueille pourtant pas d’épreuves) même si celles-ci ont l’air bien peu fréquentées…

Les boutiques ne servent qu’à abriter les touristes sans parapluie lors des averses…

On trouve aussi des secteurs assez étranges, qui n’ont rien à voir avec le sport, qui affirment avoir le soutien du comité olympique (ex : des pompes hydrauliques). Les rues sont ainsi envahies de vrais et faux partenaires officiels et il est quasiment impossible de ne pas voir au moins un des logos conçus pour l’événement.
A la longue, la marque Beijing 2008 pourrait bien devenir trop présente et l’engouement s’essoufler…

> Site officiel des Jeux Olympiques de Beijing 2008.

7 août 2007

Dix-huitième jour : enfin de la pluie à Chashan

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 16:53. Aucun commentaire.

Mes parents et moi ne sommes pas sortis de Chashan de la journée…

Grasse matinée tout d’abord, mes parents vont pendant ce temps chez ma grande-tante pour discuter avec sa fille ainée. A leur retour, ils m’apportent une brioche à la vapeur (on en a deux pour un demi-yuan) qui me sert de petit-déjeuner.

Le déjeuner a lieu chez le fils de cette grande-tante ; enfin un repas qui ne se déroule pas dans un restaurant. A chaque fois, on y mangeait à peu près la même chose et ça devenait lassant…
Au menu, des nouilles sautées aux haricots verts, du pain de poisson (découpé en fines tranches et à plonger dans de la sauce de soja vinaigrée), des boulettes de poisson, du poulet fumé, de la méduse (découpée en carrés plutôt qu’en lamelles comme les autres fois), un bouillon de poulet, des tubercules de taro, et des coquillages chinois dont je ne connais que le nom en wenzhou (que je ne peux donc pas traduire) qui sont comme des couteaux mais avec deux petites cornes qui dépassent.

L’après-midi, retour à l’hôtel, le soleil a bien tapé ce matin et il fait plus chaud que d’habitude dehors, mais des nuages arrivent… Pendant la sieste, il se met à pleuvoir, une grosse averse qui obscurcit tout d’un coup. Celle-ci est brève et il ne reste bientôt plus qu’une petite bruine. Il n’y avais pas eu de précipitation depuis mon arrivée, mais loin d’être une bonne nouvelle, cette pluie annonce l’arrivée d’une typhon…
La rapidité de ce déluge a rafraichi l’air, plus respirable, et ma mère en profite pour faire des courses avec la belle-fille de ma grande-tante.

A 17h30, nous retournons chez le mari de celle-ci pour le dîner. Dans la rue, la pluie semble avoir retardé la venue et l’installation des marchands ambulants. J’assiste ainsi à l’arrivée de leur cargaison et au montage de leurs stands (ou au déroulage de leur tapis).
J’en profite pour observer les plaques de leurs véhicules qui indiquent que la plupart des vendeurs de fruits et légumes proviennent des autres provinces chinoises alors que les vendeurs de bien non comestibles sont du Zhejiang (1/5 de la taille de la France).
Les restaurants de rue (montés et démontés le temps d’une soirée) sont tenus par des riverains qui préparent les plats chez eux et les transportent dans la rue principale. Ayant repéré le filon, ils concurrencent pas mal ceux qui tiennent un commerce en dur…

Le dîner est composé des restes du midi, et est encore abondamment arrosé de bières « Double Deer » et Tsingtao (qui n’est pas la même que celle vendue en France).

Dans 7 jours, je serai de retour à Paris.

6 août 2007

Dix-septième jour : trois restos de suite…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 17:31. Aucun commentaire.

Aujourd’hui, encore une grasse matinée.
Invités par le frère de mon père pour le déjeuner, nous sommes retournés au restaurant où nous étions hier soir.

Le trajet depuis l’hôtel s’est fait en minibus pour le même prix que les bus classiques, soit 2 yuans. La porte étant située au milieu du véhicule, le conducteur ne s’occupe pas des tickets, un préposé dispose ainsi d’un siège spécial avec tirelire intégrée… Les arrêts des minibus ne sont pas du tout signalés dans les rues, il y a néanmoins le noms des arrêts stickés sur les vitres du véhicule. Le confort est assez sommaire avec des sièges en dur, mais l’intérieur est climatisé, avec des rideaux si le soleil tape fort.

Arrivés au restaurant, nous avons été placés dans une petite salle puisque la grande salle d’hier n’est ouverte qu’au dîner. Le repas fut du même type avec à peu près les mêmes plats, rien d’extraordinaire…
Comme plusieurs chefs exercent en cuisine et que l’on a plus le temps de savourer les plats le midi, chaque plat était accompagné cette fois-ci d’une petite étiquette « mitonné par le cuistot n°** » ; cela permet de demander à avoir quelqu’un dont le plat nous a plu si l’on revient.
Autre chose, l’ambiance sonore des toilettes est assez spéciale, on y entend « My Heart Will Go On« , le thème du film Titanic, en version techno.

Pas de sieste cet après-midi, nous sommes allés visiter une cousine germaine de ma mère. Elle et son mari font partie des nouveaux riches chinois et habite dans un duplex au bord du fleuve Oujiang.
Elle dispose d’une terrasse où l’on a une vue impressionnante sur l’île Jiangxin où l’on trouve une vraie pagode (et non l’une de ces imitations qui se construisent un peu partout dans la région), un jardin de bonsaï et un petit parc d’attraction.
Mes parents ont longuement discutés avec elle sur tout ce qui s’est passé depuis la dernière fois qu’ils se sont vus (en 2003) avant de s’apercevoir que l’on allait rater le dîner auquel nous étions conviés si nous continuions ainsi.
La cousine germaine nous a donc accompagné en voiture jusqu’au restaurant (encore un qui se trouve à côté de la gare). Sur le chemin, nous avons remarqué de nombreuses églises dont une en construction : le christianisme est en pleine expansion en Chine, en particulier le protestantisme évangélique.

Le dîner s’est déroulé dans une salle privée avec deux tables à plateau tournant. Notre hôte était le fils aîné du frère de mon père, il fêtait son retour en Chine pour les vacances et en même temps son douzième anniversaire de mariage, bien que sa femme et ses enfants soient restés en Espagne… Le repas a bien sûr été l’occasion de trinquer à bien d’autres sujets.
Sur ma table, j’ai découvert une boisson fort étrange : le lait de maïs. Contrairement à ce qu’indique son nom, le lait de maïs ne contient pas de liquide issu d’un mammifère (le lait de soja ne l’est pas non plus), c’est une préparation à base de jus de maïs. Le résultat a une texture assez étrange, c’est jaune pétant, on dirait davantage un velouté que du lait, et le tout a un goût assez fade…

5 août 2007

Seizième jour : tombes dans la montagne et 3 cas au resto…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 17:13. Aucun commentaire.

Lever assez tôt aujourd’hui pour aller voir la tombe de mes grands-parents paternels dans l’une montagne qui domine Chashan.
La plupart des tombes se trouvent en effet dans ces montagnes, entourées par la végétation. Leur présence, si elle n’est pas interdite, n’est pas non plus autorisée. Il s’agit d’une tolérance qui dépend parfois de la cupidité de certains fonctionnaires…

Nous avons d’abord traversé les petites ruelles du village où je me suis rendu compte que beaucoup de maisons abritent en fait des ateliers de chaussures… Les boutiques qui les vendent ne se trouvent pas loin puisqu’elles se trouvent au bout de la rue principale de Chashan.

La première partie de la montée est assez accessible puisqu’un (long) escalier a été aménagé jusqu’à un temple destiné à vénérer les dieux de la mythologie chinoise (ce sont des humains symboliques de certaines vertus qui ont été déifiés, ils sont censés protéger aussi des esprits).
Ensuite, il faut progresser dans une végétation assez dense, en zigzaguant au milieu d’autres tombes abandonnées. J’ai eu la mauvaise idée de me mettre en short, les plantes m’ont piqué plusieurs fois, heureusement, il n’y a pas de plantes du genre des orties…
La tombe typique dans cette région ne se présente pas sous la forme d’une simple pierre tombale mais est un ensemble de 4 mètres de côté et d’environ 2 mètres de hauteur, sa forme est un double demi-ovale avec les inscriptions sur les faces planes qui font fronts ; il est assez difficile d’en face une description précise, les photos seront plus explicites quand je les publierai.
Avec la hauteur, nous avons pu constater les dégâts occasionnés par un incendie dans un montagne voisine. Il a eu lieu environ une semaine avant notre arrivée sur Wenzhou et laisse à présent une trainée brunâtre dans ce paysage normalement vert, ponctué de blanc et rose (à cause des pierres des tombes).
Après un moment de recueillement sur la tombe de mes aieux, nous sommes redescendus en nous refaisant piquer par les plantes…

La déjeuner s’est fait chez mes grands-parents maternels, dont la maison se trouve sur le chemin. J’y ai retrouvé la cadette de ma mère ainsi que ses effroyables garnements hyperactifs qui ne s’expriment quasiment plus qu’en français (ils habitent à Paris). Ne supportant pas le goût des eaux chinoises (la minéralisation fait qu’elles ont un léger fond terreux), leur venue a nécessité d’emmener des bouteilles d’eaux françaises (plus faiblement minéralisées), sans quoi ils n’auraient bu que des boissons sucrées.

Après un après-midi sieste, nous nous sommes rendus dans un restaurant situé (encore une fois) près de la gare de Wenzhou.
Cet établissement, à la différence des autres où nous nous trouvions, fait dîner dans une grande salle où sont rassemblés tous les clients (les autres proposent des salles individuelles).
Les plats, que l’hôte choisit à son arrivée, sont servis sur les plateaux tournants quand tous les invités sont enfin assis. A cause des retardataires, nous n’avons commencé à manger qu’à 19h30 alors que nous étions là depuis 17h30…

J’ai repéré quelques cas assez spéciaux parmi les clients.
Tout d’abord deux enfants qui n’avaient même pas 10 ans, qui traitaient les serveuses comme de la m****, qui avaient un comportement épouvantable et semblaient totalement pourris-gâtés… Probablement des ces enfants-rois qui contribuent à la mauvaise publicité de la Chine.
Ensuite, un jeune — qui se trouvait à une table où tout le monde avait des coiffures de personnages de mangas (les cheveux en l’air avec des couleurs fluos) — semblait être ivre (shooté ?) dès son arrivée : les yeux et leur pourtour rouges, la voix… bizarre, une incapacité à tenir debout plus de 10 secondes. Son état ne s’est pas arrangé au cours de la soirée puisqu’il a vidé un grande partie de la caisse de bières dédiée à sa table…
Apparemment, ces spécimens n’avaient pas l’air d’intéresser grand monde, ça doit être plus courant que je ne le pense…

4 août 2007

Quinzième jour : encore une journée pépère…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 18:22. 3 commentaires.

Depuis ce matin, le ciel qui se couvre sans que les températures ne baissent…

Après la grasse matinée, à nouveau le télé-shopping, cette fois-ci en mandarin (mais comment ai-je réussi à intégrer l’université sans le fabuleux « Xue Yi Tong » ?). J’ai enfin retrouvé le dernier détail qui manquait hier au télé-shopping en wenzhou : le doublage miteux, car il semble que les argumentaires soient adaptés du cantonais (en particulier pour les produits commercialisés par des entreprises de Hong-Kong).

A 11h30, j’ai été amené dans un autre restaurant proche de la gare de Wenzhou où un ami de mes parents nous avait invités. Encore autour d’une table à plateau tournant, ce repas n’eut pas un grand intérêt culinaire. Malgré quelques exceptions, les plats étaient non seulement classiques (salade de méduse, un genre de rosbeef tout marron, bigorneaux, choux chinois, litchis, crabe, gelée au poisson, nouilles trop cuites, asperges…) mais en plus leur cuisson était souvent ratée…

Alors que mes parents sont allés voir le frère de mon père (« lao da » c’est à dire l’ainé), j’ai suivi mon oncle (qui habite pas loin de l’hôtel) et son fils chez eux… Après-midi à ne rien faire sinon jouer sur les ordinateurs et regarder des sitcoms chinoises (pas de rires enregistrés).

Ce soir, puisque mes parents étaient invité à un autre dîner auquel je ne souhaitais pas assister (trop loin avec des gens que je ne connaîs pas), j’ai acheté (avec mes cousins) du Dicos, fast-food que certains qualifient de « McDo à la chinoise ». En fait, la carte ressemble plutôt à celle de KFC avec de nombreuses formes de poulets (cuisses, ailes, blancs, bâtonnets, burgers) mais avec la nuance qui fait toute sa spécificité : le burger de riz. Ce dernier se décline sous deux formes (au poulet ou au porc) et se compose d’un morceau de viande entouré de deux « pains » (plutôt des galettes) de grains de riz agglutinés. Le burger en lui-même est bon mais le manipuler sans que les galettes de riz ne se décomposent relèverait du miracle…

J’aurais aimé être dans une région plus touristique parce que là Wenzhou manque vraiment de lieux intéressants…

3 août 2007

Quatorzième jour : rien d’intéressant à part les transports…

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 16:42. Aucun commentaire.

Aujourd’hui, pas grand chose…
Grasse-matinée à l’hôtel, puis télé-shopping en dialecte wenzhou : en fait ça change pas vraiment de la formule internationale à part les modèles asiatiques et la langue. Toujours des démonstrations incroyables, des formules tonitruantes, des prix « à seulement » plus cher qu’à sortie d’usine, des produits en éditions limitées à 2 exemplaires et disponible nulle part ailleurs…
Déjeuner ensuite chez les grands-parents maternels.
Retour à l’hôtel encore à ne rien faire sinon la sieste.
Dîner-buffet dans un restaurant accolé à la gare de Wenzhou en compagnie de ma tante (celle des bagages). Il y avait quand même plus de choix là que dans l’hôtel de l’autre fois avec des plats plus occidentaux et surtout plus de gâteaux.
Vraiment une journée à rien faire…

Ah si, j’ai testé aujourd’hui les autobus et les deux types de cyclo-pousses qui circulent : avec et sans moteur…
Le réseau d’autobus est assez dense, mais il faut bien connaître le réseau puisque qu’aucun dépliant ne résume les trajets des différentes lignes. Le trajet d’une ligne donnée n’est par ailleurs disponible qu’à certains de ses arrêts et il faut bien observer les poteaux électriques pour trouver les emplacements de certains autres (signalés par un simple panneau en bois pendouillant grâce à un fil rouillé). Le trajet coûte 2 yuans (on insère la somme exacte dans une espèce de tirelire avec le dos transparent pour que le conducteur vérifie) et la plupart des lignes sont climatisées.
A part le moteur qui est caché sous le siège passager (attention aux fesses si ça venait à exploser, ça a l’air d’être un bricolage pas très fiable), la seule différence visible entre les deux versions de cyclo-pousses est la petite barre supplémentaire soudée à la va-vite sur le guidon, le conducteur à moteur (qui ne se fatigue pas beaucoup…) s’en sert pour poser ses pieds. Le cyclo-pousse coûte entre 2 et 10¥, il est destiné aux petits trajets (jusqu’à 3km environ) puisque les conducteurs ne connaissent souvent que le quartier où ils travaillent.
Au delà, il vaut mieux prendre un taxi qui facture 10 yuans les 4 premiers kilomètres (puis 1,5¥ pour chaque kilomètre entamé au delà du cinquième). Les taxis libres sont repérables au petit panneau kong che (« véhicule vide ») qui permet par ailleurs de lancer et d’arrêter le compteur. Ce panneau reste levé alors que le taxi n’est pas disponible dans deux cas (voire plus mais je ne les ai pas encore rencontrés) : lors de la relève quotidienne et lorsque les passagers ont marchandé dès le départ le prix de la course (le compteur n’est donc pas lancé).

2 août 2007

Treizième jour : l’informatique plus chère à Wenzhou qu’en France

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 16:05. Aucun commentaire.

Contrairement aux idées reçues, l’informatique n’est pas forcément moins chère en Chine. J’ai pu le constater aujourd’hui en accompagnant des cousins-germains habitant en France qui souhaitaient acquérir un ordinateur portable.

Nous nous sommes rendus dès 8h dans un centre commercial spécialisé dans l’informatique, une sorte de rue Montgallet rassemblée dans un gros bâtiment, où sont disposés 3 étages de stands.
Si tous les petits objets (clés USB, câblages, cartes mémoires,…) semblent moins chers qu’en France, la quasi-totalité des ordinateurs est plus chère (et plus encore avec les frais de change), pire, les configurations sont totalement dépassées (on les trouvait déjà l’année dernière en France…) avec souvent seulement 512 Mo de RAM…
En outre, les vendeurs sont incapables de reconnaître le vocabulaire anglais de l’informatique, qu’il soit prononcé ou écrit, un comble… J’ai été obligé de piquer les fiches d’un stand Apple (je connais bien les configs des MacBook [Pro]) pour pointer les termes chinois correspondants aux différents composants.
Mes cousins germains ont finalement décidé d’acheter leur laptop en France, un choix moins onéreux, plus pratique concernant le clavier (AZERTY et non QWERTY) et plus raisonnable vis-à-vis d’une éventuelle application de la garantie.

Après cela, vers 12h30, mes cousins m’ont entrainé dans une boutique dédiée au tennis où ils ont acheté des raquettes de marque (des vraies) moins cher que ce qu’on facturerait en France.

Je suis ensuite allé chez leur tante (l’une des belles-filles de l’une de mes grandes-tantes) pour le déjeuner. J’y suis resté jusqu’au dîner puisque n’ayant pas d’autre activité de prévue. Heureusement que j’avais mon ordinateur avec moi, j’ai pu lancer quelques jeux pour tuer le temps…

1 août 2007

Douzième jour : retour à Chashan

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 17:30. 1 commentaire.

Arf, j’ai eu des coups de soleil sur les épaules : elles sont rouges depuis ce matin probablement à cause du passage à Dongtou…

Ce matin, nous avons fait nos bagages pour déplacer toutes nos affaires vers l’hôtel de Chashan, mon père ne souhaite pas déranger trop longtemps son frère, surtout que l’un de mes cousins devrait bientôt arriver dans l’appartement et que l’on risquait d’être trop nombreux devant la salle de bain…

Cela fait, mes parents sont allés remplir quelques formulaires administratifs pour obtenir la carte d’identité chinoise (facultative, mes parents ont déjà le passeport chinois comme document d’identité). Mais les formalités seront plus longues à cause de l’absence de base de données à l’époque de leur départ.
En fait, la déclaration des naissances à l’état civil n’étant pas systématique, il est fréquent de croiser des Chinois qui n’ont pas du tout de papier. Les autorités doivent donc souvent délivrer de nouveaux papiers sur la simple bonne foi des demandeurs…

L’après-midi, après la sieste, nous avons visité le campus de l’université de Wenzhou (juste à la sortie de Chashan). Très peu animé en raison des vacances, de nombreuses personnes y habitent toutefois encore.
On voit beaucoup mieux l’étendue du campus de jour et je comprends mieux l’appellation « cheng » (« ville ») que l’on a attribué à ce campus : tout est organisé comme dans une ville, il y a même une rue commerçante et plus loin, un centre commerciale (encore en cours d’aménagement). L’hébergement des professeurs fait l’objet de tout un quartier et la seule faculté de médecine couvre plus de terrain que Jussieu. En outre, la desserte du campus nécessite plusieurs lignes de bus et la partie du parc central que j’avais visité de nuit était en fait infime.

Vers 18h, à peu près l’heure du dîner, nous sommes allés au KFC qui se trouve à la sortie du centre commercial du campus (les boutiques extérieures sont déjà ouvertes tandis que l’intérieur est encore en cours d’aménagement). Là, j’ai constaté qu’il y avait quand même plus de choix que le KFC de la gare de Shanghai. Ici, plus question de boulettes de porc, on avait le choix entre de vraies frites, du maïs (comme en France) ou une petite salade (composée de maïs, dés de carotte, concombre et mayonnaise). Il faut croire que le menu diffère selon les franchises de KFC…

Enfin, vers 19h, nous avons dîné chez mes grands-parents avant de visiter ma grande-tante qui se porte beaucoup mieux.

31 juillet 2007

Onzième jour : barbotage payant et relève des taxis

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 16:19. 4 commentaires.

Aujourd’hui, visite de l’île de Dongtou, au large de Wenzhou, où ma famille s’est cotisée pour acquérir un petit pied à terre (3 pièces sans ascenseurs à 70000¥, soit 7000€) pour des séjours en bord de mer.
Autrefois séparée du continent, l’île est depuis très récemment reliée par une digue traversant l’embouchure du fleuve Oujiang, avec toutes les conséquences sur l’écosystème que l’on peut imaginer…
Grâce à la nouvelle route, Dongtou est en passe de devenir un lieu de villégiature pour les habitants de l’ensemble de la région (d’où l’investissement de ma famille) et l’île est presque totalement en travaux.

Ce matin, après la visite du chantier de l’immeuble où se trouve l’appartement (rien de bien intéressant à signaler), nous nous sommes dirigés vers l’une des seules plages aménagées de l’île, située dans une petite crique.
Pour y accéder à cette plage publique, il fallut toutefois payer un droit d’entrée de 30¥, puis tout était bon pour nous faire payer des suppléments : taxi pour la descente du parking vers la plage (un kilomètres et demi avec une pente assez forte), cabine de plage, douche…
En arrivant enfin au niveau de l’eau, une évidence sauta à mes yeux. Alors que tous les hommes se baignaient dans l’eau, parfois avec une ridicule bouée en forme de canard autour de la hanche (certains ne découvrent la mer que pour la première fois), les femmes restaient quasiment toutes à l’ombre (celle formée par de la falaise ou sous un parapluie fluo) pour éviter de trop bronzer. Ce dernier constat illustre la volonté des Chinoises à conserver un teint aussi clair qu’elle le peuvent, totalement à contre-courant de la tendance occidentale…

Après quelques barbotages dans une eau rafraîchissante (plus de 36°C à l’ombre), nous nous sommes dirigés vers un restaurant où étaient déjà allés mes parents.
Depuis leur dernier passage, le restaurant a été refait à neuf pour accueillir la nouvelle clientèle de touristes. Il ne devait ouvrir que demain, mais nous avons servis de répétition générale pour les serveurs et hôtesses (25 personnes à servir quand même).
Pas de grande surprise dans le menu, c’est exactement ce qu’on trouve sur le continent, je ne m’attarde donc pas dessus… Le déjeuner lui s’est étendu jusque 15h30.

De retour sur le continent, j’ai accompagné ma mère dans un dispensaire où elle avait consulté pour sa sciatique pendant que j’étais au cinéma. Le dispensaire mélange médecine occidentale et chinoise. La prescription qu’elle a reçue est ainsi un mélange de médicaments classiques, d’herbologie et d’acuponcture…

Pour rentrer chez le frère de mon père, nous avions prévu d’emprunter un taxi, mais nous sommes tombés en plein sur l’heure de la relève.
A Wenzhou (je ne sais pas si c’est pareil ailleurs), presque tous les taxis ont deux conducteurs licenciés qui partagent le véhicule. La relève s’effectue entre 16h30 et 17h30, et comme les taxis le font tous en même temps, il se passe environ une heure durant laquelle il est quasiment impossible de tomber sur un conducteur qui accepte de prendre quelqu’un…
Comme nous ne connaissions pas du tout le réseau de bus de Wenzhou, ma mère et moi avons patiemment hélé tous les taxis qui passaient, jusqu’à tomber sur quelqu’un qui venait de commencer son service à… 17h20.

30 juillet 2007

Dixième jour : appareil photo humide et odeurs en tout genre

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 18:32. Aucun commentaire.

Aujourd’hui, visite des montagnes environnant Wenzhou dans une région dénommé Zeya. C’est assez reculé et l’on accède par des routes qui zigzaguent pendant un bon moment : on a passé plus d’une heure et demi à l’aller et au retour dans la voiture pilotée par le mini-van de mon oncle (celui des bagages).

On a traversé de nombreux coins assez pittoresques et surtout… odorants.
En effet, nous avons d’abord traversé un village où l’on faisait sécher du cuir sur la moitié de la largeur de la route (heureusement, il y avait deux voies).
Ensuite, nous avons croisé des bâtiments où l’on produit du papier hygiénique (rien à voir avec le papier Lotus, ça ressemble plus au carton du pq), là c’était du bois que l’on faisait fermenter (ça dégage les fibres de cellulose, ce qui facilite leur réaménagement sous forme de feuille).
Puis, nous sommes passés dans un coin où l’on fait des cultures en terrasse. L’engrais utilisé étant « naturel », toutes les selles et urines sont recueillies dans des bassins en briques en vue d’une utilisation ultérieure, et au soleil, ça n’a pas vraiment bonne odeur…

En chemin, un barrage hydraulique ne fonctionnait pas à cause d’un niveau d’eau trop faible.

En arrivant dans la région de Zeya, nous sommes tombés sur un site national protégé : les moulins à papier de Siliandui, qui datent de la dynastie Ming (du XIVème au XVIIème siècle). Avec la soie, le papier était l’une des spécialités de l’actuelle province du Zhejiang. Cette production est « perpétuée » aujourd’hui par les fabricants de papier toilette cités précédemment, mais dont la qualité est loin de rivaliser avec leurs prédécesseurs.

Nous sommes ensuite descendus dans les flots d’un torrent pour nous rafraîchir (il faisait déjà 33°C quand nous sommes sortis à 9h). Les eaux ne sont pas aussi propres qu’elles en avaient l’air, plus haut, des habitants ou des touristes y ont jeté des sacs plastiques et l’on peut redouter que le torrent ne subisse à la longue le même sort que les canaux du village de mon père…
En marchant sur des rochers humides, j’ai malheureusement glissé et mon appareil photo a pris l’eau…

Comme il était l’heure de déjeuner, nous sommes allés chez des habitants qui proposaient le couvert. Cuisine maison et produits issus du potager de ces personnes sympathiques, mes parents ont apprécié le goût des plats qui leur ont été proposés.
J’ai profité de cette pause pour démonter l’appareil photo et retirer l’eau de l’objectif. Il peut encore prendre des clichés, mais je n’arrive plus à remettre en place la prise du clavier (11 broches sur une bande de 4mm). Du coup, j’ai perdu l’accès aux fonctions avancées et ne vois plus le témoin de charge de la batterie… J’essayerai plus tard de rebrancher le tout correctement.

Après ce déjeuner, nous sommes restés chez ces gens pour éviter que les pneus de la voiture n’éclatent en ces heures les plus chaudes.
Juste avant notre départ, les pneux ont été arrosés afin de les refroidir. Nous sommes repartis vers 17h pour pouvoir dîner chez mes grands-parents à Chashan en profitant à nouveau des odeurs…

29 juillet 2007

Neuvième jour : la culture moins chère qu’en France

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 15:52. 2 commentaires.

Ce matin, j’ai rejoint mes cousins (les enfants de la tante aux valises) pour aller dans la plus grande librairie de Wenzhou, tandis que mes parents allaient voir les boutiques de fringues. Je souhaitais acheter quelques méthodes d’apprentissage du chinois, mon mandarin étant encore loin de la perfection…
Quelques remarques sur cette librairie :
• Les paquets, sacs doivent être déposés dans des casiers situés à l’entrée du magasin. Quand ils sont tous pleins, on n’a pas le choix, les vigiles sont très stricts, il faut attendre que l’un d’eux se libère.
• Les noms des rayons sont écrits en chinois et en anglais alors que les livres sont quasiment tous en chinois (l’exception est le rayon des langues étrangères). On ne trouve d’ailleurs aucun guide touristique dans une autre langue que le chinois…
• Les suppléments DVD, CD-Rom, cassettes… ne sont pas directement dans les emballages des livres. Ils sont à retirer au guichet des commandes après le passage à la caisse.
• D’après un large banderole qui se trouve encore dans le hall d’entrée, un après-midi Harry Potter a été organisé le 21 juillet dernier : le lancement mondial du tome 7 imposait un commencement des ventes à 14 heures…
• Les prix des livres sont très raisonnables, un dictionnaire anglais-chinois coûte 51,90¥ (5,19€) alors que le même à Paris coûte près de 35€ (ou 30$, évidemment la couverture n’est pas la même mais le contenu est identique), Harry Potter 1 coûte 19,50¥ soit 1,95€… On est loin des prix pratiqués par l’édition en France, mais il est vrai que le niveau de vie n’est pas le même.

Nous sommes ensuite allés déjeuner dans un restaurant japonais. Ici, il n’était pas question d’imiter simplement les sushis comme cela se fait chez les faux-Japonais-vrais-Chinois de France, puisque le chef est japonais et que tous les serveurs parlent japonais… J’ai eu beaucoup de mal avec le menu puisque le mandarin et — encore plus — le japonais sont pour moi impénétrables quand il s’agit d’un vocabulaire aussi spécifique que les plats japonais…

L’après-midi, nous avons été au cinéma. Le coût du billet est bien moins cher qu’en France : 20¥ (2€) pour le tarif étudiant (vu sur le ticket, les autres tarifs n’étaient pas affichés), quand on voit les 6€ minimum qu’on nous ponctionne à Paris…
Notre film était le tout nouveau Transformers, malheureusement pour moi en mandarin non sous-titré… J’ai rien compris aux dialogues, mais j’ai saisi l’histoire grâce aux images (c’était pas compliqué : beaucoup d’action, pas beaucoup de réflexion…) et j’ai reconnu quelques expressions et insultes chinoises.

Nous nous sommes séparés à la sortie du cinéma, j’ai rejoint mes parents pour le dîner, dérogeant à la sieste.
Celui-ci s’est déroulé dans le restaurant d’un hôtel situé près de la gare, encore autour d’une table à plateau tournant. Les plats étaient plus appétissants que dans le resto d’hier mais ils avaient bien peu de goût et se mariaient mal avec les sauces proposées…

28 juillet 2007

Huitième jour : pollution des cours d’eau

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 17:33. Aucun commentaire.

Ce matin, nous avons visité le village d’enfance de mon père pour voir l’état de la maison familiale où plus personne n’habite depuis quelques années.
C’est presque l’ensemble de ce village qui est à l’abandon, les maisons — qui n’étaient déjà pas dans un bien bel état avec leur architecture spartiate — se fissurent toutes et les grilles de protection sont dans un état de rouille avancée.
Les familles qui sont restées ont aménagé dans leur maison des mini-usines avec des activités variées mais polluantes. La conséquence immédiate est la pollution des canaux qui traversent le village et qui servaient autrefois à l’irrigation des rizières. Plus aucun poisson ne semble y nager, ils ont tous été remplacés par des ordures : chaussures usagées, sac plastiques, canettes vides et autres immondices…
Autre résultante, l’absence de moustiques, dont je ne devrais théoriquement pas me plaindre. La pollution a dû faire son effet puisque lors de mes derniers passages, j’étais systématiquement bouffé par les moustiques qui se développaient dans les eaux d’irrigation.
Les quelques mini-usines et le marché sont les seuls lieux dont l’activité est restée visible, le reste du village est mort, les étroites rues sont désormais hantées par les camions qui viennent charger ou décharger les marchandises, bouchant ainsi la circulation qui s’effectuait autrefois à vélo, en cyclopousse ou en scooter.

Ce midi, nous avons décidé de quitter l’hôtel de Chashan où nous avions posé nos affaires pour nous installer chez le frère de mon père. Mon oncle dispose en effet d’une chambre libre avec 2 lits doubles. La position de son appartement devrait faciliter l’accès au centre-ville, mais pas celui vers la famille de ma mère…

Après la sieste, qui devient une (mauvaise ?) habitude, nous avons pris la route vers un restaurant réputé, spécialisé dans les fruits de mer, auquel nous étions invités. En chemin, nous nous sommes aperçus que l’un des pneus de la voiture de mon oncle avait été piqué par un clou lors de notre passage dans le village de mon père. Le remplacement a pris une heure dans un garage…

A l’arrivée au restaurant, j’ai été quelque peu dégouté par l’aspect des aquariums à poissons : pas très propres et surtout la majorité des poissons étaient ventre vers le haut… Je les suspecte d’avoir subis le même traitement que dans les (ex-)eaux d’irrigation.
Ce dîner s’est déroulé en compagnie des deux tantes (du côté de ma mère) actuellement en Chine, de leurs maris, de leurs enfants, de mes parents, du frère de mon père, et de deux amis de mes parents. Nous nous sommes donc installés autour de la traditionnelle table à plateau tournant sur lequel on nous a apporté les plats que l’on a choisi devant les (peu ragoutants) aquariums… Je n’ai touché qu’au riz, le reste me paraissant plutôt louche malgré la réputation de l’établissement.
Nous avons fini de manger à 22 heures, donc tardivement.

27 juillet 2007

Septième jour : repos et repas-buffet

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 16:21. Aucun commentaire.

Encore un réveil en fanfare ce matin : un autre cortège funèbre est passé dans l’artère principale de Chashan.

Le reste de la journée a été passée chez le frère ainé de mon père qui a changé de logement depuis mon dernier passage en Chine (il y a plus de 6 ans). Il habite avec sa femme dans un appartement d’environ 200 mètres carrés (le coût de l’immobilier est très raisonnable ici par rapport à la France) près de la gare de Wenzhou, dans les quartiers périphériques de la ville. L’appartement comporte 3 chambres, l’une pour le couple et les deux autres pour leurs enfants lorsqu’ils sont de passages (ce cousin et cette cousine habitent tous deux en Espagne à présent et ont bien grossi si l’on en croit les photos). J’ai croisé aujourd’hui la femme de mon cousin ainsi que la fille de ma cousine.

Ma petite-cousine devrait faire son éducation en Chine alors que ses parents se trouvent en Espagne, un choix assez discutable qui ne permet pas forcément d’avoir les meilleures relations familiales… Pendant les vacances, la petite-cousine est tous les matins à l’école, cela permettrait de maintenir son niveau d’ici la rentrée en septembre. On est justement allés la chercher en voiture avec son grand-père, j’ai été surpris par le chaos de la circulation aux alentours de l’école : les enfants traversent dans tous les sens au mépris des klaxons, les cyclopousses (des genres de pousse-pousses sur lesquels on pédale au lieu de courir) s’engouffrent en bloquant les deux sens de circulation, les vélos essayent de passer à travers ce dédale de véhicules et les gros véhicules (bus, camions) finissent par bloquer les carrefours.

Après un déjeuner ressemblant à ceux des autres jours, nous avons discuté de toutes les dernières nouvelles (surtout ce qu’il s’est passé en Chine : beaucoup de mariage et de morts dans l’entourage de la famille) encore fait une sieste par ce temps de canicule (39°C) avant de partir diner vers 18 heures.

Pour ce repas, nous sommes allés dans un hôtel qui se situe à côté de la gare. Proposant un buffet à volonté à 80¥ (8€), nous en avons bien sûr profité. Devant nous, un étalage de fruits de mer cuisinés de toutes les façons, du riz sauté, des nouilles, des viandes de porc et de bœuf, des soupes, des sushis, des fritures, un cuisinier qui cuisine aux wok les ingrédients que vous choisissez, une fontaine à sodas, du lait de soja, des gâteaux de riz, des génoises à la confiture, des glaces, des fruits frais… Il y aurait de quoi satisfaire n’importe qui.

De retour à l’hôtel, ma tante (des bagages) nous a proposé une promenade nocturne sur le campus universitaire. Avec la petite brise, ce fut plutôt agréable bien que l’obscurité des allées du parc soit peu rassurante…
Ce campus est très grand, je suppose que l’on a souhaité copier les universités à l’américaine. Il a été bâti sur d’anciennes rizières et sur l’emplacement d’anciennes habitations devenues insalubres. Des longues allées relient les bâtiments, mais je pense que ça n’arrange pas les étudiants qui doivent tout le temps passer par l’extérieur et endurer les intempéries, et actuellement la chaleur.

26 juillet 2007

Sixième jour : réveillé par un cortège funèbre

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 15:26. 2 commentaires.

En effet, ce matin à 5h40, j’ai été tiré de mon sommeil par le bruit assourdissant de funérailles. J’en ai pas vu grand chose, mais apparemment c’est pour chasser les esprits. L’espèce de fanfare qui accompagnait le cortège jouait quelque chose de très proche du Chanana d’Intervilles… Je me suis rendormi après que les pétards ne se fasse plus trop entendre. Il faut dire qu’à cette heure là, le soleil est déjà levé et que beaucoup d’habitants en sont à prendre leur petit déjeuner à l’air encore frais du matin.
Je me suis réveillé pour de bon vers 7 heures. Pour le petit déjeuner, j’ai eu droit à des brioches vapeurs vendues dans des gargottes qui restent dehors jusque vers midi, avant que leurs propriétaires ne fassent la sieste. On peut aussi trouver des brioches de porc, des brioches à la crème de haricot (sucré), des beignets fris…
Nous sommes ensuite allés rendre visite à ma grande-tante qui était souffrante depuis quelques jours à cause de la chaleur, la chaleur l’a déshydratée et son fils a dû l’emmener à l’hôpital de Wenzhou. Comme en Chine on a l’habitude des canicules, les soins font qu’elle va mieux maintenant.
Après un déjeuner chez cette grand-tante (le grand-oncle était là aussi), nous avons discuté un peu, avant de faire une petite sieste comme la plupart des habitants du village (gros village quand même hein). A 15 heures, les rues sont ainsi désertées et l’on n’y voit circuler que des bus et des voitures climatisées ; les conducteurs de cyclopousses se reposent tous sur leurs guidons.
Vers 17 heures, nous avons rejoint mes grands-parents maternels. Les rues avaient commencé à se ranimer, les chaises étaient sorties pour le dîner que l’on prend à partir de 17h30. Des étals ont également été sortis par les vendeurs ambulants profitant de la baisse de la température. Mais quand on dit ambulants, ce ne sont plus de simples présentoirs : ce sont des toiles étendues sur une dizaine de mètres avec des chaussures, des vêtements et autres babioles qui tapissent leurs surfaces.
Après quelques papotages, nous avons dîné, avant de causer à nouveau.

Demain, on devrait soit partir dans la montagne de Chashan (« montagne du Thé »), soit aller dans le centre-ville de Wenzhou pour faire des emplettes.

25 juillet 2007

Première soirée à Chashan (district de Wenzhou)

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 17:39. Aucun commentaire.

Après quelques dizaines de minutes sur Internet, j’ai dîné dans la maison de ma tante (celles des bagages). Au menu : de la salade de méduse, des crevettes roses, du pain de poisson (en fait de la chair agglomérée en patate que l’on mange en tranches), de la carpe à la sauce de soja, du poulpe à la sauce de soja, des fruits de mers à la noix de cajou. Le tout était arrosé de bière Budweiser et de thé aux herbes Wang Lao Ji (ça a le goût des breuvages que l’on nous offre chez Nature et Découvertes en plus sucré).

A partir de ce soir, je devrais être installé dans un hôtel de Chashan. Pour 110¥ (11€) la nuit, on bénéficie d’une chambre double avec télévision, climatisation, salle de douche, bouilloire (pour faire du thé avec de l’eau débarrassée des bactéries, mais pas des polluants) et surtout, accès internet. Je devrais donc pouvoir raconter mes journées tous les soirs si j’ai des trucs à dire, parce que raconter seulement mes journées pourrait rapidement devenir lassant… Sinon, je regrette encore que Flickr ne soit pas disponible, j’ai pris de nombreuses photos insolites.
L’hôtel est situé à 100 mètres de chez ma tante, à 250 mètres de chez ma grande-tante (celle dont le fils nous as rejoint à Shanghai), dans le village de mes grands-parents maternels, à côté du campus de l’université et sur la route de Wenzhou (où l’on trouvera un frère de mon père).

PS : et définitivement pas de cartes postales, incroyable quand même…

Cinquième jour : trajet vers Wenzhou

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 12:08. Aucun commentaire.

Hier soir, nous avons récupéré après de l’hôtel les billets pour notre trajet en autocar vers Wenzhou. Il y a 3 gares routières à Hangzhou, mais leurs noms ne sont pas aussi poétiques que les lieux touristiques : gare du nord, de l’est et du sud… Celle d’où nous partons est selon les billets celle du sud.

Nous nous levons à 6h30 pour pouvoir être à la gare routière à l’avance. Un petit coup d’oeil par la fenêtre permet de voir des vieux Chinois faisant du Taï Chi. Mais nous devons nous dépêcher de prendre le petit-déjeuner et de descendre les valises.
Après un trajet d’une vingtaine de minutes en taxi, nous arrivons. D’abord, un passage par un contrôle de sécurité, comme dans les aéroports et dans les gares. Nous arrivons ensuite dans une salle d’attente climatisée une heure avant le départ.
Les cars vers Wenzhou semblent partir toutes les 20 minutes, et comme l’on refuse d’échanger les billets, nous nous résignons à attendre.
A 9h10, le car arrive, quelques personnes de la salle se dirigent vers la même porte que nous. Nous attendons en retrait, de toute façon, les places sont numérotées. A notre surprise, on nous donne une bouteille d’eau et un petit plateau de pâtisseries.
Après avoir déposé nos bagages, encore une surprise, le car est très confortable, on a encore plus d’espace pour les jambes que dans l’espace Tempo d’Air France et nous sommes installés dans des sièges simili-cuirs. Le trajet dure un peu moins de cinq heures, on nous diffuse sur les petits écrans LCD suspendus au plafond Mr & Mrs Smith en chinois sous-titré chinois : je n’y comprend pas grand chose. La climatisation permet d’avoir une température de 23°C dans le car alors que le thermomètre indique plus de 36°C à l’extérieur (ça varie en fait entre 36°C et 41°C). Je ne m’attendais pas à autant de « confort » vu le prix des places : 140¥ (14€). Mes parents m’indiquent qu’il y a quelques années, on était installé dans des cars où l’on devait supporter la sueur et circuler entre les bagages des autres.

A l’arrivée, nous sommes accueillis par une tante (du côté de ma mère) et son mari qui possèdent un mini-van. Ils nous conduisent vers le village de Chashan (montagne du Thé) qui se trouve peu après le campus de l’université de Wenzhou. La dernière fois que je suis venu, la route était encore ce qui correspondrait en France à une départementale, le campus était encore un champ défriché. Maintenant, ce sont une autoroute à huit voies et des barres entières de chambres d’étudiants.
L’artère principale de Chashan est à peu près restée en l’état, la seule différence est l’apparition de multiples enseignes lumineuses colorées.
Nous nous arrêtons d’abord chez mon oncle pour y déposer nos bagages. Là, on tente de décoller ses fille et fils, collés à l’écran de leurs ordinateurs. Mon cousin regarde un manga japonais en VO sous-titrée chinois avant de passer à une émission coréenne, toujours sous-titrée. Ma cousine joue à une sorte de Tetris, puis regarde la télévision sur son écran, via un tuner TV…
Mes parents vont chez mes grands-parents maternels, l’une de mes tantes (habitant habituellement en France) s’y trouve actuellement pour les vacances. Sur le chemin, on voit déjà des personnes qui ont sortis leurs tabourets et qui jouent aux cartes, en attendant le dîner.

La maison de mes grands parents n’a extérieurement pas changée depuis la dernière fois : toujours entourée par d’autres bâtiments. L’intérieur a été rénové en partie tandis que les anciennes pièces d’accueil ont été vidées depuis le déménagement de la tante chez qui on a déposé les bagages.
Nous repartons avec notre tante de France vers la maison de la tante des bagages : nous allons dîner ensemble.
Sur le chemin du retour, qui est plus animé que celui de l’aller, des marchands de fruits, des coqs, des chiens courent et crient, nous manquons de renverser une moto imprudente où sont assis trois hommes. Des habitants ont déjà commencé à dîner dehors, assis sur des tabourets en osier ou en plastique. On voit que le village est resté très rurale malgré la proximité de la ville de Wenzhou.
Je poste à présent depuis la chambre de mes cousins, j’espère pouvoir conserver un accès à Internet pour mettre à jour le blog durant mon séjour…

24 juillet 2007

Quatrième jour en Chine : le Lac de l’Ouest

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 12:19. 2 commentaires.

Toujours à Hangzhou avec mes parents, nous poursuivons la visite de la région.
Nous partons ce matin sur des bateaux à la découverte des différentes îles qui se trouvent sur le Lac de l’Ouest.
Une légende raconte poétiquement la naissance du Lac. Dans la nuit des temps, un dragon et un phénix ont sculpté une perle de jade blanc d’une grande beauté. La Reine du Ciel apprenant la nouvelle tenta alors de s’en emparer. Mais le dragon et le phénix la rattrapent, lui font lâcher prise et la perle tombe, provoquant la formation du Lac.
La première étape est la Pavillon au milieu du Lac, minuscule île dont on fait le tour en même pas 5 minutes, mais qui permet de voir toutes les berges grâce à sa position.
Nous allons ensuite sur l’îlot Yingzhou qui a 4 petits lacs en son milieu, sa forme est ainsi celle d’un cercle de terre coupé par deux bandes perpendiculaire. A son sud, on peut voir le « Reflet de la lune dans les trois mares », il s’agit de trois pagodes de pierre de 2 mètres de haut ressemblant à des bilboquets. La lumière de la Lune passant à travers les ouvertures de ces pagodes provoque la formation de trois reflets de la Lune, d’où le nom.
Puis, le bateau nous dépose au bord du Lac, au pied de la colline de la pagode Leifeng. On va dans le sens opposé pour voir des bassins de carpes rouges, avant de marcher sur la digue Su. La construction de celle-ci a été décidée par le gouverneur de Hangzhou, Su Dongpo, en 1089. Reposant sur des fondations en argile, elle est enjambées par 6 ponts et est un lieu de promenade pour les habitants de la ville.
Arrivés à son extrémité, nous sommes allés devant le temple-tombe du général Yue Fei, héro chinois qui a défendu la dynastie des Song du Sud, symbole d’intégrité et de loyauté.
Epuisés par la marche et la chaleur, nous n’allons pas visiter plus de sites, alors qu’il y en a avec des noms très poétiques : pagode des Six Harmonies, Pavillon de la lune d’automne sur le lac apaisé, jardin des Rossignols chantant dans les roseaux…
Nous sommes maintenant de retour à l’hôtel et nous irons bientôt dîner en ville avec un cousin qui habite à Madrid.
Demain matin, nous partirons en car vers Wenzhou.

23 juillet 2007

Troisième jour en Chine : Départ vers Hangzhou

Filed under: Côté chinois,Ma Vie — Richard Ying @ 14:52. Aucun commentaire.

Mes parents, la veille du départ pour Hangzhou, sont allés dîner au « Café de Coral ».

Le menu ne me plaisait pas trop…

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© Richard Ying • 1999-2012